• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Les Dakh Daughters sont de passage à Paris pour une expérience unique et exceptionnelle !

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Le 01/02/2016
20h.
Trianon
80, boulevard Rochechouard
75018 PARIS
MĂ©tro Anvers
Réservations :
01 44 92 78 03
Les Dakh Daughters ont fait un passage éclair à Paris avec une seule date, dans la mythique salle du Trianon. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont retourné la scène et transporté le public. Elles sont sept, comédiennes, musiciennes et chanteuses, venues d’Ukraine. Féminines, révoltées, puissantes et magnifiques. Anciennes élèves de Vlad Troiskyi au Conservatoire de Kiev, il a eu le génie de les réunir et de leur permettre de créer ce spectacle-concert fascinant et unique en son genre.

Chez les Dakh Daughters, tout est permis et même bienvenu. Les mélanges sont improbables mais faits avec conviction et fonctionnent. Dans leur interprétation de textes aux auteurs légendaires tel William Shakespeare ou encore Bukowski, elles mélangent des chants ukrainiens et du digeridoo. Elles sont punks, elles sont rocks, et tout à la fois empruntes de culture classique et traditionnelle. Et elles dégagent une énergie et une force extraordinaire sur scène, une vibration intense qu’elles transmettent au public.

Les âges sont disparates et chacune de ces demoiselles bien distinctes, avec une physionomie, une attitude, une voix... qui lui est propre. Elles sont "sœurs", le visage blanchi, les joues rouges, portant des robes blanches ou noires toujours coordonnĂ©es. Elles forment un chœur oĂą chacune d’entre elles se distingue Ă  son moment. Elles se font Ă©cho, se rĂ©pondent, se complètent. Une troupe de femmes, une troupe d’artistes vibrantes Ă  l’unisson.

Leur allure de petites poupĂ©es russes est un reflet d’une part de leur personnalitĂ©. Mais serait bien mal avisĂ© celui qui s’y laisserait berner. Elles sont fortes, criant, hurlant, gueulant, leur vision du monde et ce qu’elles ont Ă  partager. Il faut dire que leur culture, la terre de leurs ancĂŞtres, est difficile : la vie n’y est pas simple. Rudesse, pauvretĂ©, guerre... les Slaves sont des ĂŞtres touchĂ©s, marquĂ©s profondĂ©ment et leurs cris sont aussi dĂ©chirants que celui des loups sauvages au cœur de la nuit.

Elles sont comédiennes. Elles nous racontent des histoires. Dans leur langue, en anglais, avec quelques mots de français, utilisant leur voix, leur corps, leurs instruments et leur âme. Toujours avec passion, à nous donner des frissons. Comme cette vieille femme qui a perdu son mari et qui remercie ceux qui s’occupent d’elle car ça n’est pas facile tous les jours... Ou cette jeune fille qui tente d’atteindre Dieu pour enfin avoir sa réponse "Oh God, why me ?.

Elles sont musiciennes et pluridisciplinaires. Du talent dans la voix et jusqu’au bout des doigts. Elles s’échangent constamment les instruments, voguant d’une caisse claire au piano, en passant par la contrebasse et l’accordéon. Dans ce ballet de notes, on s’y perd et l’on oublie quelle main fait résonner l’instrument tant elles savent toutes jouer de tout.

Vlad Troiskyi signe la mise en scène. Une mise en scène soignée dans un univers punk, brechtien, modern et contemporain. Un cabaret apocalyptique et pourtant très ordonné. Les projections visuelles soulignent l’impression d’autre monde et nous emmènent en Ukraine, en Russie, en Pologne. Des couleurs, des motifs, des visages, des images prises sur le vif, non pas pour habiller ou décrire les histoires racontées, mais pour sublimer. Des petites chorégraphies simples et efficaces, des instants de sourires, des moments d’émotions, on est emporté dans ce tourbillon près de deux heures durant, sans se rendre compte de ce qui est en train de se passer. L’entracte d'un quart d'heure serait presque choquant, car il coupe le show et ne semble pas nécessaire, d'autant qu'aucun changement de plateau n’est effectué. Quant au changement de costumes, il est assez simple et ne demande pas tout ce temps... Il aurait même pût être intégré sur scène. Certainement alors pour que les Dakh Daughters reprennent un peu de souffle avant une deuxième partie décoiffante. Non pas qu’elles en ont besoin car elles possèdent une telle énergie, un feu dévorant qui incendie les planches et irradie dans toute la salle.

Dakh Daughters, c’est un voyage. Un voyage bien au-delĂ  d’un concert ou d’un spectacle, un voyage plus loin que les contrĂ©es lointaines des pays froids de l’Est. C’est un voyage de l’âme. Une plongĂ©e dans l’essence de l’humanitĂ©. Des cris, des voix de femmes, la rĂ©sonance grondante de contrebasses, les souffles mĂ©lodieux d’accordĂ©ons petits et grands. Dakh Daughters, il ne faut pas chercher Ă  comprendre, Ă  intellectualiser. Il faut prendre, recevoir, se laisser bercer, transpercer par elles, et partir loin très loin en tenant les mains puissantes et bienveillantes des sœurs.
Mis à jour le 04/02/2016
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