• Un conte Ă©cofĂ©ministe pour enfants ! Original, inventif, dynamique et questionnant ! Une vĂ©ritable pĂ©pite Ă  aller dĂ©couvrir au ThĂ©o Théâtre.
  • Une vraie prouesse. L'un des meilleurs spectacles pour enfants depuis longtemps.
  • Courez vraiment voir son show, vous n’allez pas ĂŞtre déçu !
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.


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« Songez que je suis née ici, que mon père, ma mère, mon grand-père vivaient ici : j'aime cette maison. Sans la Cerisaie je ne comprends pas ma propre vie et, s'il faut vraiment vendre, qu'on me vende avec le jardin... »

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 24/11/2015
au 05/12/2015

TNT Théâtre national de Toulouse
1 rue Pierre Baudis
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 34 45 05 05
Site Internet
Une grande armoire en bois, un cadre de lit en fer forgé, des chaises empilées, un fauteuil en osier, un mur de fond dans les tons beige avec une fenêtre et un bandeau vertical gris, un pilier à cour et un à jardin en avant scène, une ampoule allumée à jardin et un miroir à cour. Voilà le décor simple et sobre de cette pièce, en accord avec le désir de Tchekhov. Les décors se verront se succéder à mesure des actes offrant de nouveaux espaces de jeu.

« On dit que j'ai mangé ma fortune en bonbons »

Après un exil à Paris, Lioubov Andreevna retrouve les siens dans la maison familiale, une demeure ouverte sur une cerisaie, la plus grande et la plus belle de toute la Russie. Ruinée, elle est obligée d’envisager de vendre la propriété. Mais La Cerisaie n’est pas seulement l’histoire de la vente d’une maison. Cette œuvre majeure est à la fois le portrait d’une société qui change et une métaphore du temps qui passe et nous échappe. Cette pièce referme doucement une porte sur un monde agonisant, tandis qu'une autre s’ouvre sur une ère nouvelle. Tchekhov décrit le nouveau et l'ancien monde, le passé et l'avenir, avec les mêmes couleurs indécises, changeantes. Ses personnages ont l'allure de fantômes, de marionnettes dont les fils ont été coupés.

Le metteur en scène Christian Benedetti a le projet de monter l'intĂ©grale des grandes pièces de Tchekhov. Une aventure commencĂ©e il y a 5 ans avec « La Mouette », « Oncle Vania », et « Les Trois Sœurs » et  qui se poursuit avec « La Cerisaie », la dernière pièce Ă©crite par l'auteur russe en 1904 peu de temps avant sa mort. MĂŞme si les morts traversent la pièce et mĂŞme si les personnages sont contraints Ă  l’exil après la vente de la Cerisaie, cette version gomme un peu le cĂ´tĂ© nostalgique du texte. C'est une pièce sur la mort oui, mais aussi sur le renoncement, le chagrin et le passage.  Le personnage principal c’est la maison, le domaine, la Russie qui est notre Cerisaie comme le dit Trofimov.

« La vie est passée, c'est comme si je ne l'avais même pas vécue »

 Le texte est débité avec un rythme soutenu qui n'est pour Benedetti que le reflet de la manière dont Tchekhov envisageait que ses pièces soient dites, comme des vaudevilles. Les silences parfois vécus comme trop longs sont le respect scrupuleux de la partition livrée par l'auteur. Ces silences permettent parfois d'entendre l'écho de certaines répliques mais à d'autres moments, ils sont vides de sens pour le spectateur, car les références du texte ne sont plus connues aujourd'hui et ne font plus rire. Si la Cerisaie, c’est la Russie qui se délite, ce sont aussi nos racines qui partent en miettes, un monde qui s’effondre.

« Nous sommes au dessus de l'amour »

« La Cerisaie » est parsemé d'amour dans les relations familiales , sociales et charnelles. Elles rendent plus fort ou anéantissent. Les comédiens sont vifs mais parfois ils s'emballent dans la parole et les mots ne nous parviennent plus. Le côté naturaliste du jeu peut nous faire décrocher, mais leur sensibilité, leur fatigue et leur exaspération pour les uns, et leur enthousiasme, leur insouciance et leur innocence pour les autres nous touchent. L’ambitieuse expérience d’un retour à Tchekhov en dehors de tout psychologisme, en évitant toute pathologie est un parti pris courageux et pertinent. La fin est inéluctable et annoncée dès le début par un Lopakhine impeccable, qui met en garde, mais le parcours pour y arriver mérite d'être découvert.
Mis à jour le 17/12/2015
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