• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Il est temps de danser, de tourbillonner, de s’envoler haut dans le ciel tel un cerf-volant ; le temps d’un instant, le temps d’une gigue ; pour oublier et se sentir vivant.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 22/09/2015
au 09/01/2016

Du mardi au samedi Ă  21h, dimanche Ă  15h.
Théâtre de l'Atelier
1, place Charles-Dullin
75018 PARIS
MĂ©tro Abbesses, Anvers, Pigalle
Réservations :
01 46 06 49 24
Didier Long nous invite à célébrer la fête de la Lughnasa. Fête païenne irlandaise où les jeunes gens se retrouvent plusieurs soirs durant, autour de feux de joie pour danser, s’enivrer, s’aimer et vivre intensément ces rares moments de lâcher-prise. Mickaël se souvient de ce bel été 1936. Il était encore un enfant à cette époque, construisant des cerfs-volants dans le jardin. Sa mère et ses trois tantes s’occupant inlassablement des tâches ménagères et de leur frère. Le père, Jack, revenu de sa mission en Ouganda, légèrement déboussolé, plus du tout en accord avec la vie, le rythme et même la vision du village.

Oui, parce que sur ces terres irlandaises, il y a des codes, des valeurs morales et il est prĂ©fĂ©rable d’être un bon chrĂ©tien obĂ©issant aveuglement aux coutumes et aux règles dictĂ©es par la sociĂ©tĂ©. Pourtant, les annĂ©es passent, le monde change. Preuve en est, dans la maisonnette, la radio a fait son apparition. Avec elle, la musique, la joie, l’ivresse d’un instant de bonheur… Oui, il n’est pas facile de vivre seulement entre femmes, un enfant et un frère un peu perdu ; sans homme, sans amour, sans passion… De plus, le bal de la Lughnasa approche Ă  grands pas, toute la ville est en Ă©moi. Et les sœurs se souviennent, leur jeunesse, les bals, les danses, les rendez-vous amoureux, les envies, les espoirs... Mais aujourd’hui, ni mariĂ©es et sans enfant, exceptĂ©e pour Chris, elles sont jugĂ©es trop vieilles et il serait indĂ©cent qu’elles se mĂŞlent aux jeunes gens pour faire la fĂŞte.

Quel beau spectacle et quelle belle représentation de vie de certaines femmes, d’une société sclérosée et des carcans que l’on peut s’imposer soi même. Didier Long, avec toute son équipe, signe une création magnifique, juste, vivante, pleine d’émotions et en toute simplicité.

L’action se déroule entre la cuisine, lieu de vie, complice où l’on se dévoile, échange et se confie parfois ; et le jardin, ouvert sur le monde... Les détails sont soignés, du tabac aux allumettes en passant par les costumes, les paquets de condiments... Dès l’ouverture du rideau, nous sommes plongés dans un autre espace-temps, proche aux nombres des années et pourtant qui nous paraît si loin au vu du quotidien et de la manière d’y vivre. Quoique... Un sujet toujours d’actualité. La vision de la femme, sa "place" dans la société, la bienséance, le qu'en-dira-t-on, les années qui s’envolent, les regrets...

Toutes possèdent leur particularité. Elles sont attachantes et les comédiennes, Léna Bréban, Claire Nebout, Lola Naymark et Lou De Laâge, incarnent chaque femme de cette maison avec justesse et beaucoup d’amour. Lou et Lola sont troublantes et magnifiques dans leur interprétation. Des jeunes femmes avides de liberté.

Les hommes ne sont pas en reste, Philippe Nahon et Alexandre Zambeaux jouent avec justesse et plaisir, finement. Quant Ă  Bruno Wolkowitch, il est magnifique dans le rĂ´le de l’oncle Jack, revenu d’une contrĂ©e lointaine aux mœurs et aux coutumes Ă©tranges. Mais finalement, peut-ĂŞtre que ce que ramène l’oncle Jack n’est pas si fou que cela. Il a compris, lui, l’importance de l’amour, de la vie, de la libertĂ©, d’exploser et d’oublier le temps qui passe parfois.

On est happés par cette histoire, par leurs histoires. La pièce est construite sous une forme de huis-clos en trois actes. Chaque fin d’acte pourrait être la fin de la pièce, mais il reste toujours un peu plus à découvrir. Alors, nous continuons à suivre la vie de ces femmes, de ces hommes, de cette famille. Et ils nous donnent envie de danser, de crier, de se recouvrir de farine, de rentrer dans une gigue endiablée, en riant à gorge déployée, et d’envoyer tout valser.
Mis à jour le 12/10/2015
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