• Trente-neuf ans de règne : plus que la prĂ©sence au pouvoir de tous les prĂ©sidents de la Ve RĂ©publique ...
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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Caligula, le règne du troisième empereur romain qui aima son peuple et petit à petit le contesta, le haït jusqu'à assassiner ses fidèles serviteurs.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 15/01/2015
au 01/02/2015

Jeudi, vendredi Ă  20h30. samedi Ă  16h et 20h, dimanche Ă  16h.
Théâtre de l'Epée de bois
Cartoucherie
Route du Champ-de-manoeuvre
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes / Bus 112
Réservations :
01 48 08 39 74
Caligula, pièce de Camus en quatre actes commencée en 1938 et achevée en 1939, s'inscrit comme le premier volet du cycle de l'absurde, auquel s'ajoutèrent L'Etranger et Le Mythe de Sisyphe. Pièce de théâtre existentialiste ? Les avis divergent. Nihiliste ? Caligula devait l'être.

Pitch. Les sénateurs de Rome sont bouleversés par l'absence prolongée de leur empereur, Caligula. A son retour, il apparaît comme mué en tyran investi d'une volonté de pouvoir, de nuire, de rayer de la vie ceux qui le gênent. Caligula se montre violent et sanguinaire dans l'exécution du père de Scipion. Jusqu'où ira ce déferlement de haine et de meurtres commis pour assouvir des pulsions irréfléchies ?

Emmanuel Ray, c'est un metteur en scène d'œuvres majeures de la littĂ©rature française. Les Caprices de Marianne, Le Journal d'un curĂ© de campagne, Le MĂ©decin volant, L'Annonce faite Ă  Marie, Jeanne d'Arc au bĂ»cher. Cette Jeanne d'Arc de Paul Claudel magnifiquement interprĂ©tĂ©e par MĂ©lanie Pichot et mise en scène dans la crypte de l'Ă©glise Saint-Sulpice Ă  Paris. Emmanuel Ray, un metteur qui rĂ©nove les pièces de théâtre en les innovant dans des rĂ©alisations Ă  couper le souffle. Loin des standards scĂ©niques de ses illustres prĂ©dĂ©cesseurs, il a une approche contemporaine de la scĂ©nographie qui s'intègre d'aise Ă  la matière du plateau, l'espace.

Les décors, l'exigence de la simplicité et de la transformation. In situ, le palais de l'empereur occupé par une longue table derrière laquelle siègent les sénateurs. En suspension, une table en aluminium articulée par un effet rotatoire qui renvoie en projection des reflets de lumières aveuglants.

Les législateurs ouvrent la représentation en répétant de concert des propos difficilement identifiables, excepté le mot 'rien' qui revient en boucle. Que signifie ce 'rien' successif ? Annonce-t-il le déclin de l'empire ou la dérive de l'empereur ?

Caligula, interprĂ©tĂ© par Mathieu Genet, apparaĂ®t revĂŞtu d'un drapĂ© couvrant la chemise et le pantalon. Le personnage en lui-mĂŞme, un cauchemar. Tyrannique, exigeant et meurtrier sans scrupule, est-il devenu Ă  la mort de sa sœur. De l'indiffĂ©rence, voire du dĂ©goĂ»t, manifeste-t-il Ă  l'encontre de Caesonia, sa maĂ®tresse. Il ne marche pas, il court aussi vite que sa pensĂ©e le dĂ©sĂ©quilibre dès qu'il s'adresse Ă  un interlocuteur qui le fuit. Nihiliste, sans aucun doute pour ce qui a trait aux affaires de l'Ă©tat. Ses prĂ©occupations essentielles rĂ©sident en le pouvoir et les arts. Ne s'Ă©prend-il pas de Scipion, poète et orphelin, depuis qu'il a sauvagement assassinĂ© le père du jeune homme.

Mathieu Genet tient le rôle de main... d'empereur, sa présence est imposante et magistrale. Vu l'importance du personnage, Mathieu Genet ne faiblit à aucun moment. Dénudé et fardé de cette bouillie dégoulinante, il reste digne de bout en bout et surtout, un excellent comédien.

Caesonia, jouée par Mélanie Pichot, une maîtresse prête à se sacrifier pour son empereur d'amant. Ne l'aidera-t-elle pas à commettre un geste effroyable avec Hélicon, Thomas Marceul. Mélanie Pichot, une maîtresse reniée, une comédienne adulée. Scipion, incarné par Thomas Champeau, est criant de vérité et de justesse, de sincérité et d'abnégation, de solitude et de combativité. Un rôle à double facettes, artiste et fils d'un père réduit à plus rien par Caligula. Thomas Champeau, un comédien intéressant à découvrir dans ce personnage.

L'ensemble des comédiens s'implique généreusement dans cette tragédie de Camus, chacun exerce un pouvoir auquel échappe Caligula. Le pouvoir de la transparence, une façon d'être présent sans se faire remarquer, sinon, c'est la peine capitale.

Emmanuel Ray réalise une mise en scène intense, fonctionnelle et exigeante. Il donne la parole à tous les acteurs, il laisse libre cours à son imagination. Il crée un mouvement artistique articulé autour d'une scénographie calculée et d'une réciprocité scène-public qui invite la salle à participé indirectement à la jouissance du mal instauré par Caligula. La direction d'acteurs se veut remarquable car l'intensité de la pièce est menée à un train d'enfer les deux heures durant.

Quoi de plus à rajouter ? Que Caligula meurt ? Pour connaître la réponse, direction le Théâtre de l'Epée de Bois.
Mis à jour le 19/01/2015
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