• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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La Nuit des rois, la folle épopée singulière et burlesque de personnages en quête d'un désir irréversible, l'amour.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 05/01/2015
au 01/02/2015

Théâtre des Quartiers d'Ivry / Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure
94200 IVRY-SUR-SEINE
Métro Mairie d’Ivry
Réservations :
01 43 90 11 11
Site Internet
La traduction de la pièce de Shakespeare de Jude Lucas apporte une nouvelle dimension littéraire à la théâtralité factuelle. Le théâtre élisabéthain pousse une porte jusqu'ici rarement ouverte la conjugaison de la poésie, de la musique et de la loufoquerie. Clément Poirée, formé à l'école de Philippe Adrien, insuffle un courant d'air poussé par une dynamique de forces vives en mouvement, les comédiens.

Les décors d'Erwan Creff, un dortoir à la couleur gris-taupe dans lequel les lits s'emparent de l'espace comme éléments associés à la scénographie et se replient dans des alcôves feutrées pour laisser un champ de liberté et d'extravagance aux comédiens. En fond de scène, un piano apparaît et disparaît comme par magie dans un mur qui s'ouvre et se referme quand la musique s'éteint. La musique créée par Stéphanie Gibert s'invite par notes intermittentes dans la représentation dès que l'intensité s'étreint avec la pudeur.

La Nuit des rois, une comédie qui aborde le thème de l'amour imaginé comme un fruit pourri par la déraison des hommes. Sur scène, les personnages masculins bandent leur cerveau à défaut de leur atout afin de mettre en évidence leur amour pour une femme inaccessible.

Résumé. Nous sommes au cœur de l'hiver - "Twelft night" - cela veut dire la douzième nuit après Noël - le pays est gouverné par le comte Orsino, passionnément amoureux de la comtesse Olivia. Mais, cette jeune beauté a décidé de s'astreindre à un deuil de sept ans pour pleurer son frère mort, et repousse tous ses courtisans. Orsino se contente de lui envoyer des messagers (extrait du résumé original).

Il naît de la mise en scène de Clément Poirée des invraisemblances qui donnent envie de rentrer comme figurant en arrière-plan, de partager l'exubérance de Sir Toby, interprété par Eddie Chignara, de donner la réplique à Maria, Camille Bernon, de se jouer de Malvolio, Laurent Ménoret, d'embrasser tendrement Viola, Suzanne Aubert, de danser avec la comtesse Olivia, Claire Sermonne, d'être heureux avec l'ensemble des comédiens. De répit, le rythme et l’enchaînement des scènes ne permet pas. La complicité des personnages se lie d'aise avec l'amour en révolution ainsi traité par Clément Poirée.

Dans cette mise en scène, l'amour est tour à tour une jouissance et un gouffre, une conquête et une vanité, une fantaisie et une souffrance, un orgasme et un silence. Cousu de revers, décousu à l'envers, l'amour n'en finit jamais de déjouer les plus opportunistes, lesquels se flattent le sexe à défaut de flatter les femmes. Clément Poirée réalise assurément un spectacle qui fera date. Il réécrit le texte en l'introduisant avec poésie dans le jeu des comédiens, en l'accompagnant avec une scénographie à couper le souffle, en le faisant partager à un public conquis.

Sur scène, une pluie d'étoiles toutes aussi belles que brillantes, Suzanne Aubert, Moustafa Benaïbout, Camille Bernon, Bruno Blairet, Julien Campani, Eddie Chignara, Matthieu Marie, Laurent Ménoret, Claire Sermonne. Une magnifique étoile se détache de l'ensemble, Suzanne Aubert. La comédienne s'empare des rôles de Viola (Césario) et de Sébastien avec une aisance déconcertante dans le travestissement. Suzanne Aubert a la grâce, l'élégance, le talent, la lucidité des grands noms féminins de la scène française, Fanny Ardant, Marie-Christine Barrault. Un très joli souffle d'étoile avec la présence de la pétillante Camille Bernon. Sa jeunesse lui permet une impertinence dans son jeu et elle l'assume sans exagération. La liberté d'expression du rôle de Maria joué par Camille Bernon se veut humblement subtil et léger comme sa belle présence dans La Nuit des rois.

Samedi 10 janvier 2015. Avant de tirer leur révérence, Suzanne Aubert, Moustafa Benaïbout, Camille Bernon, Bruno Blairet, Julien Campani, Eddie Chignara, Matthieu Marie, Laurent Ménoret, Claire Sermonne ont chacun tiré de leur poche un crayon en bois et ils l'ont levé haut, très haut. Un geste collectif fort, émouvant auquel le public a répondu en se levant et en remerciant les comédiens comme il se doit. Merci.
Mis à jour le 19/01/2015
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