• Peut-être réussirez-vous, vous, à vous sortir des pièges brûlants de l’identité ?
  • La musique de Chopin et les mots de Wilde !
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




Un seul-en-scène magistrale pour une adaptation orientale du Roi Lear de William Shakespeare.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 26/09/2014
au 28/09/2014

Théâtre du Soleil
Cartoucherie
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes
Réservations :
01 43 98 16 96
Wu Hsing-Kuo est un artiste chinois complet et d’une grande rareté, une étincelle de création de notre époque. Il intègre à 11 ans l’Académie des arts dramatiques Fu Hsing, puis une fois diplômé, l’Université de la culture chinoise à Taipei. C’est son entrée dans la compagnie Cloud Gate fondée par Lin Hwai-Min qui lui permettra de voyager à travers le monde et ainsi d’agrandir sa vision de la vie et son art. Wu Hsing-Kuo est donc fortement imprégné de sa culture chinoise, mais également influencé par celles du monde entier. Un mélange qui se ressent également dans son art car il est comédien de théâtre, acteur au cinéma, chanteur, danseur, acrobate... Un artiste complet qui travailla, en 1984, sur l’ébauche d’un nouveau style d’opéra. Il est de ces artistes qui cherchent constamment à évoluer dans leur art et à faire évoluer le monde avec. Très vite, il est appelé par l’univers et les écrits du grand maître Shakespeare. En premier lieu MacBeth, Le Roi Lear, Hamlet, La Tempête... il s’inspire et s’imprègne totalement de ces œuvres majeures pour les retransmettre à sa façon et toucher ainsi un public plus large que les connaisseurs. Il ne se cantonne pas uniquement au grand maître anglais, mais aussi aux tragédies grecques d’Euripide et d’Eschyle ainsi que des pièces classiques de l’Opéra de Pékin.

En 1998, il fait une belle rencontre en la personne d’Ariane Mnouchkine qui assiste à la représentation de son spectacle Le Royaume du Désir au festival d’Avignon. Elle l’invite durant l’année 2000 à venir encadrer un stage à la Cartoucherie. Mais Wu Hsing-Kuo est contraint de suspendre les activités de sa compagnie faute de moyens et de comédiens talentueux. Il est ainsi quelque peu perdu, seul, en errance et exilé en France, tout comme le Roi Lear.

Quatorze ans après ces événements, Wu Hsing-Kuo est aujourd'hui de nouveau invité au Théâtre du Soleil pour y donner trois représentations exceptionnelles de son adaptation seul-en-scène et en mandarin du Roi Lear. Et c’est une adaptation magistrale qu’offre ce merveilleux acteur à une salle médusée.

La pièce se déroule en trois parties. Le premier acte est celui du "Roi". Dans un somptueux costume traditionnel chinois avec coiffe et longue barbe, Wu Hsing-Kuo fait une entrée solennelle par le public. Il se place au centre de la scène dans un cercle sacré tracé avec une poudre blanche. Placés de parts et d’autre du cercle, quatre statues imposantes posent leur regard étrange à la fois protecteur et intriguant sur le comédien. Les statues n’ont pas de forme précise, mais elles évoquent de majestueuses et anciennes représentations de rois ou de guerriers. Alors, le visage grimé et le corps souple et disponible de l’acteur deviennent Lear délirant dans la tempête, tantôt pleurant Cordélia, sa fille reniée à tort, tantôt souriant et chantant le printemps. Il revît les événements passés, les joies et les tristesses dans une folie lucide. Il joue également avec les mots de sa langue (la chaussure et l’enfant étant un homophone, il rejette sa chaussure qu’il cherche avec désespoir puis console avec tendresse). Mais qui est véritablement Lear ? Un vieillard perdant l’esprit et colérique, ou cet homme se démaquillant sur scène pour se dévoiler au public ?

Après un entracte de 30 minutes, Wu Hsing-Kuo revient sur scène pour la deuxième partie, celle du "Bouffon". De nombreux personnages font leur apparition. Comme les fantômes ou les souvenirs de Lear, ils viennent raconter leur histoire et dévoiler leur cœur. Cordélia, Goneril, Régane, mais aussi Edmond et Edgard ainsi que leur père. Wu Hsing-Kuo incarne tous les personnages à merveille, passant de l’un à l’autre avec aisance et souplesse. Que le costume du personnage soit complexe ou fait d’une unique pièce distincte, Wu Hsing-Kuo se transforme totalement. Les chants accompagnent souvent l’histoire des divers personnages dans la lignée des opéras. La tonalité soprane d’une jeune femme, ne semble pas être un frein au talent du comédien qui atteint et tient des notes aiguës avec une facilité déconcertante. C’est d’une grande beauté.

Puis vient l’acte final, celui de "l’homme". Les personnages ont eu leur temps, maintenant c’est Wu Hsing-Kuo lui-même qui entre en scène. Il se confie et se dévoile avec simplicité. Il parle de la vie, et de son perpétuel recommencement. Les masques et les costumes du théâtre font place à l’essentiel : la vie.

C’est un spectacle d’une grande beauté, tout en finesse et avec une technique époustouflante que nous offre Wu Hsing-Kuo. Il est de ces artistes qui sont à l’écoute de la vie et cherchent à en partager leur vision au plus grand nombre afin d’élever les esprits, conscients que tout est connecté, les hommes, les arts, les cultures... Un événement exceptionnel au Théâtre du Soleil.
Mis à jour le 30/09/2014
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE