• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Monsieur Belleville, un passant qui apparait dans la mixité urbaine d’une artère populaire du XIXe arrondissement de Paris et suffoque dans une connexion de folie et d’approximation sociale.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 30/04/2014
au 13/07/2014

DU MERCREDI AU SAMEDI A.
Théâtre de Belleville
94 rue du Faubourg du Temple
75011 PARIS
MĂ©tro Belleville ou Goncourt
Tarif : 25€ / 15€
Réservations :
01 48 06 72 34
Site Internet
La Compagnie des Treizièmes s’est attelée à monter de toute pièce la parenthèse existentielle d’un jeune homme extrait de l’anonymat urbain dans un complexe scénique introduisant la pluridisciplinarité artistique. Monsieur Belleville, spectacle qui livre en l’état un témoignage vécu de l’intérieur par Thibault Amorfini dans l’interprétation du rôle titre. La rue de Belleville, une concentration ethnique de gens qui se croisent sans se voir, se frôlent sans se toucher, échangent sans vraiment se parler. Une silhouette, un regard suffisent à éveiller un soupçon de printemps, un espoir de demain qui nait sur un bout de trottoir et s’évanouit dans l’obscurité du jour noyé par la foule.

La vidéo donne raison à Monsieur Belleville qui donne libre cours à ses impressions teintées de pudeur, de nudité et d’effronterie sur l’alternance des saisons qui apportent leur lot de couleurs à la rue de Belleville. Les images écrivent ce que l’œil du personnage enregistre dans son épopée contemporaine. Le monde s’agite autour de lui comme un manège à sensations, sa solitude est intemporelle, son corps l’entraine de façon mécanique d’un bout à l’autre de ce quartier, son univers. Il marche dans les pas des gens qui le précèdent comme pour éviter de laisser ses empreintes, il accepte de voir sans être vu, il arpente la réalité en se coupant du monde. Etranger aux autres, il l’est peut-être aussi inconsciemment avec lui-même.

La création musicale d’Aurore Juin, un enchaînement d’émotions et de souffrances, de poésie et de vérité. Des mots qui brisent des silences, des paroles qui obligent à lever la tête, des refrains qui confrontent la sagesse à l’indifférence. Une composition musicale taillée sur mesure pour Monsieur Belleville. Aurore Juin, une artiste à découvrir absolument !
br> Thibault Amorfini progresse dans la quête de son personnage; Monsieur Belleville avance et vacille, court et titube et ne s’effondre à aucun moment. Il s’intègre aux séquences filmées comme si l’écran l’avalait pour le protéger des mauvaises rencontres. A l’image de cette fille qui l’entraine dans les toilettes d’un bar pour se faire prendre. Réalité ou cauchemar, orgasme ou alcool, il se fond dans une perversité qu’il ne contrôle pas. Monsieur Belleville, le diptyque de la folie et de la raison, du présent et de l’imparfait. Thibault Amorfini, une belle présence sur la scène du théâtre de Belleville. Brigitte Sy réalise une mise en scène savante et complexe car elle mélange les profils sans changer de personne. Elle propose un face-à-face introspectif avec Monsieur Belleville, la rencontre d’un homme avec son quelconque . Un jeu de dédoublement identitaire qui crée et enregistre des turbulences intérieures.

Ce Monsieur Belleville existe ici et ailleurs ; il est ce que les yeux suivent dans la foule, c’est-à-dire le hasard, l’inconnu, la rencontre avec l’autre.

Ce projet scénique, une épopée urbaine réussie avec un texte fort, grave et moderne. Une scénographie et création lumières de Boris Van Overtveldt fictive et intense. Les vidéastes, Caroline Grastilleur, Boris Carré, LeCollagiste, Laurent Bréchet et Slim El Hedli, invitent à découvrir le paysage urbain sous un angle à 360°. Caméra au poing, les visages anonymes deviennent humains, le gris des immeubles n’est plus tout à fait sale, la rue ressemble à une aire de jeux.

Monsieur Belleville, un conte initiatique qui dresse en pop-up l’anonymat dans une esquisse urbaine de poésie et de violence.
Mis à jour le 08/05/2014
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