• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Vous qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir, donnez-moi un peu d’espoir ce soir...”, extrait de la chanson Vous qui passez sans me voir chantée par Jean Sablon en 1936.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 03/01/2014
au 05/04/2014

Vendredi et samedi à 19h.
Guichet-Montparnasse
15, rue du Maine
75014 PARIS
Métro Montparnasse
Tarif : 20€ / 15€
Réservations :
01 43 27 88 61
Site Internet
Stefan Zweig, auteur tourmenté, écrivit la nouvelle Lettre d’une inconnue en 1922, un texte qui résonne des premières pulsions amoureuses inavouables d’une jeune fille à peine âgée de treize ans.

Vienne 1906, vivent dans un modeste appartement, une jeune fille et sa mère. Sur le pallier d’en face, les locataires ont dû quitter les lieux, à la suite de l’arrestation du père par la police. Le quotidien de l’adolescente se résume à la lecture de vieux livres lus et lus de nouveau d’un écrivain, dont elle connaît jusqu'à la virgule près, l’intégralité de l’œuvre. Un jour, emménage dans l’appartement libre le célèbre écrivain. Dès lors, elle guette ses moindres allées et venues derrière la porte d’entrée et elle respire le parfum des femmes qui montent l’escalier jusque chez lui.

Une composition d’entrelacs émotionnels et amoureux tracés à l’encre invisible dans une narration où chaque mot soulève une tension palpable. Le remariage de la mère avec un cousin contraint la famille à quitter Vienne pour Innsbruck. Le drame est vécu de l’intérieur par la jeune fille qui se réfugie dans un mutisme enclin à sa propre déclinaison. Jusqu'au jour où, elle se convainc de repartir à Vienne pour y occuper un emploi de fleuriste et retourner là où une page de sa vie s’était fermée quelques années auparavant.

La profondeur de la narration s’inscrit dans un registre dramatique, un exercice littéraire fragile comme peuvent l’être les sentiments. Stefan Zweig ne s’est pas dérobé à cette impression et a assumé jusqu'à la dernière ligne cette intrigue à une inconnue.

La mise en scène de William Malatrat, quelle en sera la teneur ? Scénographie minimaliste, une chaise, un coffre et quelques accessoires meublent le plateau. La vidéo introduite à la pièce crée une distance graphique peu perceptible entre le texte et la mise en scène. Des longueurs s’installent à la lecture des feuillets rédigés par la jeune femme et lus par le comédien interprétant le romancier. Davantage d’à-propos, d’interrogations mêlées de regrets et de colère conviendraient à la restitution du personnage tel représenté dans le texte de Zweig. Les dernières minutes témoignent de l’appropriation du rôle-titre de la nouvelle, joué par le comédien, lequel affirme l’homme étranger à lui-même..

Victoria Michaut est éblouissante de vérité dans l’interprétation de la jeune femme. Elle fait corps avec elle jusqu'à lui désobéir dans certains travers mis en valeur par une présence imposante sans être exagérée. Victoria apporte profondeur et humilité car elle est force d’émotions passées au tamis de l’existence tourmentée de la jeune femme. Bouleversante et sincère, elle porte l’intonation avec la conviction du personnage confondu de doutes et de quêtes, de solitude et de jouissance. Son jeu souligne l’intelligence et l’intérêt manifestés de jouer une jeune femme prise dans l’étau d’une relation amoureuse insondable et pourtant couchée pour quelques plaisirs éphémères.

Victoria et la jeune femme semblent s’être rencontrées pour raconter ce lien étroit qui noue une histoire, l’amour. Victoria Michaut, une jeune et magnifique comédienne.

La mise en scène de William Malatrat s’accroche à la prestation de Victoria Michaut et à l’intrigue servie en respect à Stefan Zweig.
Mis à jour le 06/01/2014
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