• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Thomas Bernhard livre un de ces textes les plus Ă©tranges.

INFOS PRATIQUES
Du 13/01/2004
au 31/01/2004

Mardi, vendredi et samedi Ă  20 h 30, mercredi et jeudi Ă  19 h 30,
dimanche Ă  16 heures.
Théâtre National Populaire
8 place Lazare-Goujon
69100 VILLEURBANNE
MĂ©tro A, direction Laurent-Bonnevay, arrĂŞt Gratte-Ciel
Réservations :
04 78 03 30 00
Site Internet
Le Kant de Thomas Bernhard ne fait pas appel aux lointains souvenirs de "la critique de la raison pure". Il symbolise seulement la raison, l’approche intellectuelle des choses dans une fable où ce philosophe se retrouve sur un paquebot pour traverser l’Atlantique et atteindre l’Eldorado américain en compagnie d’une foule de personnages de la haute société. En réalité, Kant n’a jamais quitté sa ville natale de Königsberg. L’auteur crée ce voyage comme un parcours dans les méandres de la raison jusqu’à son comble : prétendre qu’un perroquet a raison, celui-là même qui ne fait que répéter les paroles de son maître. Voilà un constat bien bouleversant pour le philosophe renommé !

Thomas Bernhard livre un de ces textes les plus étranges car il sort d’un registre très politisé, très engagé, consacré principalement à combattre l’idéologie nazie. Le texte émet évidemment quelques critiques vis-à-vis de l’Amérique où tout s’achète ; même le cerveau de Kant peut être assuré par la Lloyds, une grande compagnie d’assurance américaine ! Le bloc communiste en prend aussi pour son grade mais l’essentiel des attaques porte sur cette société factice. Ainsi, tous ces personnages loufoques montre une société sans référence, perdue dans une superficialité où la raison manque.

La force de cette pièce reste la mise en scène de ce paquebot avec une valse esthétique de personnages singuliers. Le pont de ce bateau haut de gamme est parfaitement animé par un équipage et des individualités fortes en couleur, en particulier la millionnaire interprétée par Geneviève Fontanel. Roger Planchon se colle à l’interprétation d’Emmanuel Kant, touchant par moment à la folie, comme la fête aux lampions organisée en son honneur. Pourtant, il ne parvient pas complètement à alléger les longues tirades de Thomas Bernhard. Ces échanges de mondanités se termineront par l’arrivée à New York à l’aube, le tableau est à cet instant véritablement magnifique !

Après avoir quitté le TNP l’année dernière, Roger Planchon a trouvé au Studio 24, toujours à Villeurbanne, les moyens de poursuivre son travail d’animateur insatiable du théâtre dans l’agglomération lyonnaise. Cet endroit accueille sa compagnie en même temps qu’une production très large de spectacles vivants. C’est également un lieu de production cinématographique bénéficiant des derniers progrès techniques.
Mis à jour le 02/02/2004
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