• La musique de Chopin et les mots de Wilde !
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.


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de Philippe Car, Yves Fravega, Pierre Corneille
Mise en scène de Philippe Car

Manège enchanté

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 13/11/2013
au 15/11/2013

Hexagone Scène Nationale
24 rue des Aiguinards
38242 MEYLAN
Réservations :
04 76 90 09 80
Site Internet
Et tourne la caravane, tournent le château et la voiturette, voilà la scène de théâtre changée en manège le temps d’une représentation du Cid. Du Cid de Corneille ? La tragi-comédie du dix-septième siècle ? Mais oui, c’est bien de celle-ci qu’il s’agit. "A moi, Comte, deux mots", "Oh rage, oh désespoir, oh vieillesse ennemie", "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", "Va, je ne te hais point", "Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années", "Va, cours, vole et nous venge"... Toutes ces répliques, sans doute les plus fameuses du théâtre français, sont prononcées par des personnages du Cid. Le fameux dilemme cornélien, celui de Rodrigue qui doit choisir entre Amour et Honneur, il en est issu également. Face à un tel "monstre" du théâtre, comment ne pas être effrayé ? Comment le mettre en scène après tant d’autres, alors que tant de spectateurs l’ont étudié à l’école et ont donc des attentes assez précises ?

La réponse : comme Philippe Car et l’Agence de voyages imaginaires, assurément ! Leur version du texte de Corneille sur la scène est intelligente, pédagogique et pétillante. Ils ont su conserver l’essentiel du texte, le couper là où il faut pour l’alléger, le rendre plus facilement compréhensible, sans en changer l’intrigue et les grandes problématiques. Ils lui redonnent sa couleur espagnole, car n’oublions pas que l’histoire se passe à Séville. Ils en donnent une interprétation burlesque, voire kitsch, qui, elle non plus, n’est pas choquante au vu de l’œuvre de Corneille, souvent baroque, qui n’hésite pas à mêler les tons et les genres, à contre-courant de l’esthétique classique de son temps. Tels cinq trublions, cinq artistes de cirque, jouant chacun d’un instrument de musique, chantant, dansant et interprétant plusieurs personnages, auxquels ils donnent vie en changeant de costumes et d’accessoires l’espace de quelques secondes, ils enchantent le public, les grands comme les petits. Leurs airs espagnols nous entraînent dans l’univers de cette pièce haute en couleurs, pour laquelle Corneille ne s’est jamais soucié des bienséances ni de la vraisemblance.

Eux non plus ne s’en soucient pas, qu’importe si l’intrigue est incroyable, si tous ces meurtres et exploits ne se déroulent qu’en 24 heures, si l’honneur ne se lave que dans le sang et si le meurtrier du père de Chimène conserve son cœur, on veut bien tout accepter tant que dure le spectacle. Il nous réjouit à tel point qu’on voudrait que le manège de Philippe Car ne s’arrête jamais. On aimerait que tous ces éléments de décor hétéroclites et enfantins, que la féerie des lumières multicolores, que la valse des comédiens tournent encore et encore, quitte à rester, comme le suggèrent les protagonistes dans leurs commentaires, jusqu’à 2h du matin. Ces commentaires sont d’ailleurs les ultimes preuves de la pertinence d’El Cid : l’Agence de voyages imaginaires, au terme de son périple créatif espagnol, a su capter l’essence de la pièce de Corneille, ses enjeux dramatiques comme son combat esthétique. Les interventions quasi brechtiennes des cinq clowns d’acteurs, en plus d’aider à la compréhension de l’action, soulignent habilement les écarts entre notre monde et celui du siècle classique. Mieux qu’un "Corneille pour les nuls", ce Cid instruit et divertit avec brio. Qu’aurait demandé de plus un Boileau ou un Molière ?
Mis à jour le 18/11/2013
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