• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




Alain était leur ami d’enfance, leur voisin et en ce beau jour d’été, ils l’ont mangé.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/07/2013
au 31/07/2013

12h.
Alizé
15 rue du 58ème Rgt d'infanterie
84000 AVIGNON
Tarif : 17€ / 12€ / 8€
Tirée d’un fait divers, qui s’est passé le 16 août 1870 à Hautefaye, un petit village du Périgord, cette pièce retrace la dernière journée d’un villageois sans histoire : Alain De Moneys. Il venait d’être élu au conseil municipal de son village et avait décidé de partir à la guerre contre les Prussiens, malgré son léger handicap. Pourtant, en ce jour de fête annuelle du village, il ne se doutait pas que pour un mot de trop, un malentendu, il allait devenir la tête de turc ou de prussien, d’une foule avide de violence.

Jean TeulĂ© a cherchĂ©, Ă  travers son œuvre, Ă  comprendre comment un village entier a pu devenir fou, au point de massacrer l’un des leurs, jusqu'Ă  le manger sur la place publique. Des mouvements de foule qui tournent au lynchage ou au viol sont pourtant plus frĂ©quents qu’on le croit. C’est pourquoi il est prĂ©cieux d’étudier ce cas avec le recul historique.

Jean-Christophe Dollé réussit ici une triple performance de comédien en incarnant subtilement la future victime, ses proches et ses bourreaux. Il sublime aussi la mise en scène, avec ses deux musiciens et sa partenaire. Il nous bluffe par l’ingéniosité et l’efficacité redoutable de sa mise en scène. Il adore les images, les métaphores et jouer avec les symboles. Puisqu'il est question de manger, rien de tel que de placer la scène dans une cuisine qui se transforme en barricades, en bûcher, en tables de tortures... Ils jouent dans cette cuisine comme les enfants lorsqu'ils jouent à la dînette, comme des gens qui tueraient "pour de faux", scandant des injures sur des airs de douce mélodie enfantine. Cette vision sarcastique ferait presque rire, tellement elle semble invraisemblable. Pourtant, la réalité a dépassé la fiction ce jour-là.

Lorsque Jean-Christophe Dollé incarne Alain De Moneys, il ne crie pas. Mais toute la salle retient son souffle tant les récits sont criants d’horreur. Les musiciens qui accompagnent cette pièce à la guitare électrique et au synthétiseur offrent un peu d’oxygène avec leur second degré et leurs douces mélodies, parfois explosives.

Clotilde Morgiève incarne elle, tous les rôles féminins. Elle symbolise également Madame tout le monde qui continue à faire sa cuisine, regardant ailleurs, comme si de rien n’était.

Ce genre de mouvement de foule meurtrière arrive encore trop souvent, comme sur la place du Caire en ce moment, ou peut-ĂŞtre demain en bas de chez vous. Cette pièce offre une prise de conscience contre la folie collective. Elle devrait ĂŞtre vue par chacun, pour donner une conscience Ă  la foule de demain. Un de nos coups de cœur de cet Avignon 2013.
Mis à jour le 28/07/2013
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE