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"L’ennemi n’a pas de prise sur qui ne craint pas la peur"

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 26/09/2013
au 28/09/2013

20h30.
Grenier Théâtre
14, impasse de Gramont
31200 TOULOUSE
Tarif : 10 €
Réservations :
05 61 48 21 00
Site Internet
A l’occasion du festival du Jeune Théâtre émergent, le Grenier Théâtre fait cette année le pari d’accueillir de jeunes talents de la région en devenant un lieu propice à l’épanouissement de compagnies prometteuses. C’est chose faite gräce à la cie Les Toiles cirées qui n’hésite pas à faire replonger le spectateur dans l’univers si effrayant de la Seconde Guerre mondiale, à ceci près qu’il ne s’agit pas cette fois d’une énième peinture de guerre, plutôt d’une vue côté coulisse, celle des femmes résistantes, tout aussi héroïques.

La scène s’ouvre sur un décor assez minimaliste, une table, quelques chaises et un transistor posé sur un guéridon. Nous sommes le 19 août 1944 à Toulouse, quelques heures avant la libération. Pourtant, les cœurs ne sont pas à la fête, l’ennemi rode encore, les blessés sont légion. Au sein de leur quartier général, cinq femmes résistent à l’occupant nazi depuis déjà quatre ans, cinq femmes partageant leurs peurs, leurs angoisses, leur vie entre parenthèse en attendant l’hypothétique retour d’un compagnon soldat parti défendre le drapeau tricolore. La solidarité prend ici toute sa dimension, la vie s’organise autour de faits de résistance nombreux allant du renseignement aux passages d’armes clandestins.

Pourtant, chacune d’entre elles dissimule son identité propre. L’Italienne, Marcelle, Claudie, Françoise et Annick, autant de noms de code de guerre pour tenter de se protéger face à l’horreur, peut-être aussi pour vivre cette parenthèse dans la peau d’une autre en espérant pouvoir reprendre le cours de sa vie. Mais qui peut dire si la vie sera assez longue pour voir la fin de la guerre ?

En attendant, il faut vivre ou tenter de vivre, "nous voulons du pain et du lait", pas de discours alambiqué. Pour autant, certaines femmes ne veulent plus rester dans l’ombre, la politique n’est pas qu’une affaire d’hommes, les femmes ont lutté tout autant, l’atteinte à leur vie n’a pas été moins violente. S'ouvre alors un nouvel idéal, celui de la lutte pour le droit des femmes qui ne veulent pas retourner dans l’ombre des chaumières lorsque la guerre aura pris fin. Et puis, de quelles chaumières parlons nous ? Celles détruites par les forces ennemies ? Non ! Tout est à reconstruire, à bâtir et nombres d’entre elles n’entendent plus se laisser gouverner par la gente masculine.

Le spectacle est habilement ponctué de dates marquantes et permet une évolution chronologique tout à fait réaliste qui ne manquera pas d’éveiller la part d ‘historien qui se cache en chacun de nous. Les personnages sont tous aussi marquants et joués avec une telle intensité qu’il est parfois difficile de retenir ses émotions, une larme au coin de l’œil. Car c’est de notre histoire qu’il s’agit, comment rester insensible face aux témoignages d’aînés qui ont ouvert la voie à l’égalitarisme des sexes ? Quel magnifique hommage à ces femmes qui n’ont pas hésité à sacrifier leur vie.
Mis à jour le 29/09/2013
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