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Reprise de ce spectacle coquin et un brin provocateur qui a fait un tabac pendant l'hiver dernier. Il fallait oser ! Mettre en scène les fantasmes enfiévrés d'une jeune jouvencelle devant un public partagé entre la stupéfaction, le rire et l'excitation... Chapeau également aux six comédiennes qui se lancent dans un spectacle érotique, sans vulgarité, mais délicieusement coquin et enjoué !

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 16/05/2013
au 30/06/2013

Du jeudi au samedi à 21h30, dimanche à 18h.
A la Folie Théâtre
6 rue de la Folie Méricourt
75011 PARIS
Métro Saint-Ambroise ou Richard-Lenoir
Réservations :
01 43 55 14 80
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Site Internet
Arthur Vernon (jeune auteur et metteur en scène) est passionné des questions de sexualité humaine qu’il étudie depuis plus de dix ans. Fasciné par la vision étriquée que la société a de la sexualité, il aime la provoquer comme en témoigne le roman Comment je me suis tapé Paris ou l’Origine de la misère (Tabou, 2010). Son essai La Vie, l’Amour, le Sexe sorti en juin 2012 aux éditions Tabou et réédité en 2013 est une introduction à la désacralisation de la sexualité.

Militant dans la mouvance des féministes pro-sexe, Arthur Vernon ose cette fois-ci sur scène et sa pièce veut décomplexer les femmes afin qu'elles assument leurs corps, désirs et plaisirs, en faisant fi des conventions et de la pruderie encore trop présentes dans notre société.

La petite histoire... Une jeune fille (Esther Sibbille) tombe éperdument amoureuse d’une belle Idole mystique (Magdalena Mielle). Elle lutte entre son désir et les conventions sociales et se perd entre ses rêves et la réalité. Elle entreprend alors un périple aux fins de retrouver et séduire l’Idole. Sur sa route folle et onirique, elle croise une reine frustrée et sa servante nymphomane, Saint-Augustin rattrapé par ses démons, une dépuceleuse burlesque, et elle s’imagine en héroïne de Victor Hugo luttant pour son amour impossible.

Bravant mille dangers, entre sa mère castratrice, les jalouses et violentes amies de l’Idole ainsi que des indigènes qui veulent procéder à son sacrifice sexuel, la jeune fille finit par retrouver l’Idole. Cette dernière, sensible au charme de l’ingénue, partage alors avec elle une intense relation charnelle.

Le premier tableau est très beau. L'on voit la jeune fille dans son lit, subjuguée par la beauté altière de l'Idole dansant voluptueusement devant elle avec ses voiles transparents suggestifs. Rapidement, les tableaux de plus en plus osés s'enchaînent : séquences provocatrices pour certaines (scène de St Augustin et ses démones, scène de défloration suggérée avec des outils particuliers), hautement symboliques pour d'autres (autel sacrificiel du plaisir, présumée agression d’une femme de chambre par un président dans un hôtel de luxe)... le tout entrecoupé de saynètes coquines d'ouvrages du XVIIIe et XIXe siècles, de musiques diverses et explicites : le contemporain (Daft Punk, Gainsbourg) côtoie le classique (Bach, Chopin, Vivaldi), les musiques de film (notamment le film onirique Sucker Punch) et des créations originales pour le spectacle (Tristan Camus). Entre chaque étape, la voluptueuse Idole apparaît jusqu'au final qui exalte le plaisir physique dans l'évocation d'une fête bacchanale...

Les comédiennes sont belles et intrépides, leur nudité suggérée ou réelle plaît beaucoup. Il suffit d'observer le sourire émerveillé et gourmand de certains spectateurs dans la salle pour le vérifier. Pour autant, le spectacle n'est pas pornographique, ni scabreux.

Il fait fort, Arthur Vernon ! Il tourne en ridicule, à travers des dialogues savoureux, certaines idées reçues sur la sexualité, la valeur à accorder à la virginité, la pruderie et la bienséance. La pièce s'interroge aussi sur les différentes formes d'érotisme : le désir amoureux, la sexualité mais aussi des pratiques telles que le sadomasochisme ou le fétichisme. Bref, rien n'est laissé au hasard et cela peut déranger ou bien subjuguer...

Mais le message véhiculé par cette pièce plutôt coquine, c'est de laisser aux femmes le choix de vivre pleinement leur sexualité, leur désir et plaisir, sans les culpabiliser ou les enfermer dans des cases pré-déterminées (mère ou prostituée / bonne ou mauvaise...), des clichés qui ne devraient pas exister... Le chemin a déjà été en partie défriché, sinon nous ne pourrions pas voir une telle pièce sur scène actuellement, mais il reste encore de la route à faire avant que les mentalités évoluent encore dans ce sens.

Alors, oui, ce spectacle peut un peu choquer (c'est bien pour cela qu'il n'est pas recommandé aux moins de 16 ans) mais c'est pour faire bouger les convenances et les idées reçues, notamment auprès de la gent masculine. Le message passe de manière audacieuse et drôle ! Bravo !
Mis à jour le 12/06/2013
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