• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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L'Odyssée burlesque
Vingtième Théâtre (PARIS)
de Homère
Mise en scène de Thierry Surace
Avec Thierry Surace (l'ombre d’Ulysse), Jérôme Schoof (Ulysse), Manon Allouch (Pénélope / Nausicaa / Circée / Calypso), Sylvia Scantamburlo (mère d'Ulysse / sirène / servante de Nausicaa), Estelle Clément (sirène / servante de Nausicaa / guerrière de Troie), Sonia De Meglio (sirène / servante de Nausicaa), Christophe Servas (maître de cérémonie / femme d'Alkinoos / musique / numéros de cabaret / chants / percussions), Florent Chauvet (Poséidon / Alkinoos)

Une Odyssée musicale et colorée, avec du rythme, des jolies filles et de la musique, tous les ingrédients pour faire un spectacle éblouissant. Et pourtant...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/05/2013
au 16/06/2013

Du mercredi au samedi à 21h30, dimanche à 17h30.
Vingtième Théâtre
7 Rue des Platrières
75020 PARIS
Réservations :
01 48 65 97 90
Site Internet
L'Odyssée d’Ulysse, une histoire rocambolesque pleine de sang, de sexe, de magie et de monstres. Aujourd'hui, on en ferait un film de science-fiction à gros budget. La compagnie Miranda a décidé de l’interpréter à sa manière sous forme de cabaret. Des chansons, des costumes de toutes les couleurs, des masques, des femmes sublimes et un maître de cérémonie pour nous divertir pendant plus d’une heure.

L’appellation L’Odyssée burlesque est erronée. Le burlesque voit le jour en France vers la fin du XIXe siècle dans les cabarets, puis s’exporte aux Etats-Unis et connaît un moment de grâce dans les années 50 avec le rockabilly. Ici, certes, il y a de jolies filles et un seul et court numéro qui s’apparenterait au burlesque ; mais cela est vraiment trop léger pour l’annoncer dans le titre de la pièce. En revanche, du cabaret, oui ! A 100%. Un style déjanté, du show, beaucoup d’humour décalé, des chansons, une interaction avec le public ; ça dépote, c’est léger, drôle et agréable.

L’histoire d’Homère est reprise et condensée pour être racontée en moins de deux heures. Pas évident. Certains passages sont un peu longs alors que d’autres sont pratiquement zappés. Le maître de cérémonie, interprété avec talent par Christophe Servas, permet de faire les raccords de l’histoire, les ellipses. Et surtout, il est en lien avec le public. Il est beau, débordant d’énergie, musicien d’instruments divers et variés et très drôle dans son rôle masqué de la femme d’Alkinoos.

D'ailleurs, tous les comédiens, ou presque, sont polyvalents et pratiquent le chant ou jouent d’un instrument. C’est un véritable défilé de musique. Le spectacle n’est pas construit sur des tableaux, mais sur les chansons qui ponctuent l’histoire. Différents styles musicaux autorisent une grande diversité dans l’interprétation des chansons. Intéressant et agréable. Il est bien dommage, en revanche, que toutes les paroles ne soient pas clairement compréhensibles. Problèmes de réglages ? Trois sirènes interprètent de leur voix enchanteresses les morceaux du spectacle. Estelle Clément est d'une beauté resplendissante ; elle charme de sa voix, de sa grâce et de son jeu de scène simple, engagé et discret. Manon Allouch est géniale dans certaines de ses interprétations. Dès que ses personnages sont un peu décalés, elle s’amuse et prend plaisir à ne pas se prendre au sérieux. Mais quand il s’agit de jouer les vamps ou un jeu un peu plus réaliste, elle se perd et son jeu manque de sincérité.

En même temps, ce spectacle se situe dans un ton loufoque et léger. Mais la présence du "vrai" Ulysse dérange et n’apporte rien. Bien au contraire. La mise en scène veut osciller entre théâtre plus traditionnel et authentique avec le vieux Ulysse antique (qui est quand même bien loin du héros de tragédie grecque), et le cabaret volage et divertissant. Tant qu’à faire, mieux vaut ne choisir qu’un style et l’interpréter à fond, plutôt que de vouloir faire un "mix" des genres et toujours rester en surface.

L’espace scénique pourrait être bien mieux exploité. Il se divise en cinq parties : la régie-musique, des panneaux amovibles en fond de scène, l’espace des chanteuses et chanteurs sur trois niveaux, l’espace de l’Ulysse antique et le centre de scène rehaussé d’un petit plateau rond. Sauf que ce plateau central reste trop souvent vide, l’action se déroulant tout autour, et les acteurs restent dans une obscurité dérangeante faute de placement ou de lumière.

Les costumes auraient pu en mettre plein les yeux. Il y a de l’idée, de la créativité, de l’envie, de la couleur... Mais la matière principale utilisée ressemble à s'y méprendre à celle d’un rideau de douche ou à du faux sky (ce qui est paradoxal). C’est "cheap", d'autant que les coupes ne mettent pas franchement ces superbes créatures en valeur. Dommage ! Un souci de détail, mais qui choque sur scène. Quant aux trois chanteuses, dans leur coiffure et maquillage, elles ne sont pas du tout coordonnées. Comme si chacune d’elle avait fait à sa manière sans se soucier des autres, ni avoir le point de vue du metteur en scène sur le résultat visuel final. Des petits détails certes, mais qui mis bout à bout, rendent un travail plus amateur que professionnel. Et le rendu du spectacle tout entier en pâtit.

C’est d'autant plus décevant que tous les ingrédients sont là pour présenter un beau spectacle. De beaux acteurs-musiciens-chanteurs, de l’idée, de l’énergie, de l’envie, de l’humour, une histoire magnifique...

Florent Chauvet qui dégage une grande présence sur scène, n’est absolument pas utilisé et son interprétation de Poséidon frise le ridicule alors qu’il a absolument tout pour jouer les dieux vengeurs, forts, méchants et impressionnants ; Jérôme Schoof est drôle, ne se prend pas au sérieux, cabotine beaucoup mais en même temps, son jeu fonctionne.

Bref, L’Odyssée burlesque est divertissant et agréable. Mais ce spectacle – qui devrait changer de titre –mériterait d'être remanié, pour gagner en force et exploser. Avec un style défini, un travail plus soigné sur le visuel et une direction d’acteur claire et dans la veine du genre choisi.
Mis à jour le 12/06/2013
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