• Un spectacle chorĂ©graphique Ă©poustouiflant pour redĂ©couvrir sous un autre regard les collections d'Art ancien du musee du Louvre
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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de Aimé Césaire
Mise en scčne de Christian Schiaretti

L’Afrique au TNP

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 14/05/2013
au 07/06/2013

Théâtre National Populaire
8 place Lazare-Goujon
69100 VILLEURBANNE
MĂ©tro A, direction Laurent-Bonnevay, arrĂŞt Gratte-Ciel
Réservations :
04 78 03 30 00
Site Internet
Quelle bonne idée que de monter cette magnifique pièce d’Aimé Césaire sur l’acquisition de son indépendance par le Congo, libéré de la tutelle de la Belgique en 1960 ! Le sujet est passionnant à plusieurs titres. C’est une histoire que l’on connaît mal, nous autres Français, parce que nous ne l’apprenons pas à l’école. Néanmoins, elle nous intéresse vivement, étant donné qu’elle fait écho à l’histoire de toutes les décolonisations et en particulier de celle de l’Algérie, qui suivra de peu. Et puis c’est l’histoire de l’Humanité entière qui s’esquisse derrière ce chapitre congolais : conflits ethniques, luttes de pouvoir, confrontation des egos (Lumumba / Mokutu)... La pièce d’Aimé Césaire montre avec acuité comment fonctionne l’être humain, comment les intérêts particuliers se heurtent à ceux d’une nation, quelles sont les différentes attitudes politiques face à la création, du moins à la refondation, d’un Etat.

Au-delĂ  de ce sujet captivant, Une Saison au Congo est mise en scène avec brio par Christian Schiaretti. Il a su conserver Ă  la fois la tension dramatique de l’intrigue politique et la poĂ©sie du texte de CĂ©saire. Sa fresque historique de 2h30 passe comme une lettre Ă  la poste tant elle est dynamique. Les sĂ©quences se succèdent dans une frĂ©nĂ©sie incroyable : la trentaine de comĂ©diens va et vient sur scène, apportant et remportant le dĂ©cor au centre d’un cercle de craie. L’espace scĂ©nique est ainsi scindĂ© en deux : protagonistes d’un cĂ´tĂ©, observateurs de l’autre. Tous entrent Ă  tour de rĂ´le dans l’action, en courant, en dansant, en chantant... Le spectacle mĂŞle ainsi habilement sĂ©quences parlĂ©es, sĂ©quences chantĂ©es, rĂ©citations de poèmes ou de discours, sur un fond musical jouĂ© en direct par un pianiste, un bassiste et un percussionniste prĂ©sents en arrière-plan. Grâce Ă  ces musiciens et Ă  la chanteuse, ValĂ©rie Belinga, on est plongĂ© au cœur de l’Afrique ; l’ambiance du Congo est lĂ , on est au bar, chez Mama Makosi, avec le peuple congolais ; il ne nous manque que la bouteille de Pola dans les mains !

C’est également la ferveur des comédiens qui nous entraîne dans cette Afrique de la décolonisation. Marc Zinga notamment incarne à merveille Patrice Lumumba. Tous les acteurs du collectif burkinabé Béneeré sont eux aussi très convaincants et se sont parfaitement intégrés à la mise en scène du directeur du TNP ; ils semblent former une seule et même troupe avec les comédiens attitrés du théâtre de Villeurbanne. Leur nombre impressionnant sur scène participe de la réussite du projet : on se rend ainsi mieux compte des mouvements de foule et de la ferveur du peuple congolais durant cette période de l’Histoire. La pièce acquiert un vrai souffle épique. Cependant, outre les scènes collectives, les tête-à-tête, les monologues, les réunions en petit comité sont tout autant réussis. Ils laissent la place à l’expression de chaque comédien et nous livrent quelques morceaux d’anthologie, tels que le rap des politiciens belges ou le duo chanté de Lumumba et de la voix de la guerre civile. La poésie est finalement omniprésente : bel hommage à l’auteur martiniquais, qui aurait sans doute apprécié cette mise en scène de son texte.
Mis à jour le 09/06/2013
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