• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Le 7e art sur les planches

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 26/03/2013
au 30/03/2013

Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
Réservations :
04 72 77 40 00
Site Internet
Christophe Pellet, diplômé de la FEMIS, rend hommage au cinéma dans ce texte théâtral, mis en scène par Jacques Lassalle. L’héroïne de la première partie, une universitaire, spécialiste du cinéma américain, tombe en extase face à l’image d’un obscur acteur hollywoodien des années 1940 qu'elle découvre dans un film projeté à la Cinémathèque. Elle se met en tête d’en savoir plus lui, on ne sait trop dans quelle intention : écrire sa biographie ? Satisfaire sa propre curiosité ?...

Toujours est-il que son intérêt pour ce dénommé Richard Hart (comédien qui a réellement existé) nous entraîne dans le Hollywood des années 1945 à 1947, dans l’Allemagne de l’Est des années 1988 à 2001, avant de nous proposer un épilogue dans le futur : en 2025.

La réussite du spectacle tient dans cet hommage au cinéma et aux cinéphiles, mais aussi dans le clin d’œil qui est fait à d’autres arts. Ainsi apparaît Berthold Brecht, qui a été exilé à Hollywood dans les années 1940. Le maître de la "distanciation" est une figure emblématique au sein d’une pièce qui joue sans cesse de la mise en abyme et de la distance prise par rapport aux œuvres, ou plutôt de la distance que n’arrive pas à prendre Anne, l’héroïne cinéphile, qui se laisse happer par l’univers des films qu'elle voit et qui tombe amoureuse d’une image.

La scène d’ouverture, à ce titre, est vraiment réussie : nous, spectateurs de théâtre, contemplons les spectateurs d’une salle de cinéma, dont les dos nous masquent à moitié le film. La mise en scène utilise à plusieurs reprises ce type de dispositif et joue avec les écrans pour faire entrer et sortir les acteurs dans la "vraie vie". Ecrans de télévision, de cinéma, de jeu vidéo, tableaux de maître, les images s’animent sous nos yeux pour donner à réfléchir sur leur pouvoir, sur la fascination qu'elles peuvent exercer sur les esprits.

Tout serait donc parfait si la seconde partie de la pièce ne perdait pas de vue ces problématiques et ne délaissait pas ses héros originels, le mystérieux Richard Hart et Anne la passionnée, au profit d’une intrigue plus conventionnelle, centrée sur l’une des figures du premier acte hollywoodien, Norma Westmore, directrice de casting réfugiée en Allemagne de l’Est et victime de l’espionnage pratiqué par la Stasi. Le thème est certes intéressant, mais il éloigne la pièce de son sujet le plus captivant : la quête de l’acteur aux quatre films, tôt disparu et sombré dans l’oubli (à tel point qu'on se demande pendant toute la représentation s’il a vraiment existé et qu'on s’empresse de vérifier sa filmographie sur Internet en sortant de la salle).

A vouloir balayer trop de sujets et trop de périodes historiques, l’auteur (et le metteur en scène avec lui) nous égare et perd notre attention. On repart légèrement déçu mais la tête pleine d’images – de théâtre et de cinéma...
Mis à jour le 31/03/2013
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