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  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
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  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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Une vision apocalyptique de l’avenir de notre planète et une vision très juste de l’âme humaine quel que soit le temps.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 16/01/2013
au 03/02/2013

IVT International Visual Theatre
7 cité Chaptal
75009 PARIS
Métro Saint-Georges, Blanche, Liège
Réservations :
01 53 16 18 18
Site Internet
Arthur Ribeiro et André Curti ont créé la compagnie Dos à Deux et depuis quinze ans, ils évoluent sur les scènes du monde entier avec des créations originales. Leur univers est singulier, poétique et imaginaire. Ils oscillent entre le théâtre, la danse, l’acrobatie, les marionnettes et le théâtre d’objet. Pas ou peu de paroles, mais le langage du corps et du geste font de leurs créations des spectacles à la compréhension universelle.

Pour cette création de 2012, Ribeiro et Curti travaillent pour la première fois avec le grand comédien et acteur brésilien Luis Melo. Une nouvelle expérience pour cet artiste souvent récompensé qui découvre le théâtre gestuel. Un spectacle à la mesure de cette rencontre : magnifique !

A la date du 4 avril 2036, le monde arbore un tout autre visage que celui que nous connaissons. Un monde post-apocalyptique où les hommes sont en périples et où pullulent les rats. Un homme s’est réfugié au dernier étage d’une tour de New York. A travers sa fenêtre, il observe la chute de son monde. Les sirènes, les alarmes, l’air devenu à un tel point irrespirable que le masque à gaz est devenu vital... L’extérieur est un monde hostile qui l’effraie. Pourtant, sa condition, sa solitude lui pèsent. Il rêve d’un ailleurs. Son unique compagnon est un poisson rouge qui survit dans quelques centimètres d’eau. L’eau, un élément quasiment disparu dans cet enfer. Prisonnier dans cette petite pièce avec un camarade aquatique peu bavard et pas très démonstratif, l’homme s’invente un monde.

Absence, voilà une pièce d’une grande beauté. La performance de Luis Melo est touchante de simplicité et de justesse. Dans un univers infernal, cet homme étrange à l’allure inquiétante révèle toute la beauté et la fragilité de l’être humain. Tel un enfant terrorisé par ce qui se passe en dehors de son cocon, événements que l’on ne peut qu’imaginer, il préfère rester dans cette solitude qui le ronge. Constamment à l’affût des rats grouillants et dangereux qui tentent de l’envahir, il devient sadique et offre une séance de torture violente sur fond d’airs d’opéra. Epris de tendresse pour le seul être vivant qui partage sa vie mais nullement son affection, il prend le plus grand soin au biené-être de ce petit poisson au détriment de ses propres besoins. Fou de solitude et ayant un besoin désespéré d’amour, il va jusqu’à construire une femme de fortune pour s’imaginer, le temps d’un instant, vivre une rencontre amoureuse.

L’univers est marqué et la scénographie travaillée avec talent. Un labyrinthe de vieux tuyaux constituent l’univers de cet homme. Tout est gris, sombre, triste, inquiétant, voire sale. Seul le poisson dans son bocal translucide d’une propreté maculée et d’une eau limpide ressort de ce sombre univers. D’un rouge éclatant, il est l’étincelle de vie de cet homme lui-même noir et triste. Mais ce petit être à écailles est à la fois son amour, sa lueur d’espoir et sa grande peine. Ce poisson qui est indifférent à son amour et aux attentions portées à son égard, vit précisément dans l’élément qui manque cruellement à cet homme. L’eau se fait rare, elle disparait au fur et à mesure. Or, l’homme, tout comme le poisson, ne peut pas vivre sans eau. C’est donc une véritable torture de voir cette petite tache éclatante de rouge nager dans le bien-être et l’insouciance de cette eau pure et limpide.

La mise en scène est intelligente et nous emmène complétement dans cet univers atypique. C’est précisément l’enfer. Et pourtant, on y trouve une grande beauté et beaucoup de poésie. Certains moments font sourire, d’autre tirent des larmes.

La musique, présence constante en bande sonore, donne de l’épaisseur à la pièce. Le comédien évolue en rythme au fil de l’histoire et le langage de son corps se fait à la fois interprétation et danse. Les animaux de plastique prennent vie entre ses mains et les objets sont détournés avec humour et l’imagination pure d’un enfant.

Le travail de la lumière fait écho à celui de la musique. Selon les endroits de la scène, elles n’éclairent qu’un visage ou font briller de mille feux le bocal du poisson. Tout est millimétré pour un effet juste et impeccable.

Absence est bien plus qu’une performance admirable, c’est une vision possible et inquiĂ©tante de l’avenir de la terre et de l’humanitĂ©. C’est Ă©galement une interprĂ©tation très juste et touchante de l’être humain et de sa rĂ©action face au manque. Absence de soleil, absence de chaleur, absence de contacts, absence d’amour, absence de vie. Un spectacle magistral Ă  la fois dĂ©rangeant et touchant. Un chef d’œuvre !
Mis à jour le 05/02/2013
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