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Une adaptation de La Mouette de Tchekhov par l'auteur et metteur en scène argentin Daniel Veronese.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Catherine Vinay
Du 23/01/2013
au 26/01/2013

Les 23 et 24 janvier à 19h30 et les 25 et 26 janvier à 20h30.
TNT Théâtre national de Toulouse
1 rue Pierre Baudis
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 34 45 05 05
Site Internet
Avec dix comédiens au plateau, un texte remanié et un seul espace scénique, la troupe argentine nous propose une version synthétique de l'œuvre de Tchekhov, mettant en avant la quête d'un amour impossible chez les différents personnages, mais pas que. Dans un espace étroit et condensé, à l'image du texte revu par Veronese, les caractères n'en sont que plus forts. Le metteur en scène argentin explique d'ailleurs que "le dépouillement [lui] permet de concentrer l'attention du spectateur sur ce qu'il y a de plus élémentaire, c'est-à-dire le jeu des comédiens".

La scénographie choisie représente une pièce à vivre, avec trois sorties possibles, et une fenêtre. Cette dernière permet de dessiner un espace hors-champ ; à travers elle, les personnages observent ce qu'il se passe au dehors. Si Daniel Veronese a exclu les scènes d'extérieur, elles ne sont que plus présentes par cette construction de hors-champ. L'espace scénique est clairement délimité par des bandes adhésives blanches, les personnages ne peuvent aller au-delà. Même s'ils sortent par les différents portes, lorsqu'ils sont là, nous les retrouvons comme enfermés dans cet intérieur. Rapidement, au début de la pièce, les dix protagonistes investissent la pièce à vivre. Ils s'expriment tous en même temps sans vraiment s'écouter, se marchant presque les uns sur les autres ; un grand désordre s'installe. Cela, associé à un enchaînement des temps et des actes sans aucune rupture crée une certaine urgence. Urgence de jouer, de partir, d'aimer, d'atteindre un idéal...

En effet, chacun des personnages, nous l'avons dit précédemment, court après l'être aimé qui lui-même court après un autre amour... mais si cette pièce parle de mésentente amoureuse, comme l'explique Daniel Veronese, elle interroge également la place et la condition de l'artiste. Ces questionnements sont d'une éternelle actualité. Qu'est-ce qu'être écrivain et acteur aujourd'hui ? Dans quelles conditions atteint-on une certaine célébrité ? Que cela signifie-t-il au fond ? Aussi, la pièce nous parle-t-elle de Treplev, jeune homme qui s'essaye à écrire du théâtre pour celle qu'il désire, Nina, laquelle aspire à devenir une grande comédienne. Cependant, les deux jeunes gens sont confrontés au poids écrasant des majeurs, Arkadina la mère de Treplev, célèbre actrice qui ne vit que pour être adulée, et son amant, Trigorine, grand écrivain qui séduit la jeune Nina pour, finalement, la détruire... Sont-ils, Nina et Treplev, ces "enfants endormis" quittant un monde d'innocence pour un monde de jalousie, de déception et de solitude ? Car, et cela se retrouve chez tous les personnages, s'ils sont nombreux à vivre ensemble nous nous apercevons qu'au plus profond ils sont bien seuls...

Daniel Veronese et ses acteurs argentins nous offrent une adaptation de La Mouette de Tchekhov vivante à travers un style de jeu, une mise en scène et une scénographie que l'on retrouve souvent dans le théâtre argentin : simples mais d'autant plus justes et fortes.
Mis à jour le 25/01/2013
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