• 1914. Eugène, aussi beau qu’insolent, part pour le front comme engagé volontaire. Un excellent moment.
  • Après Le Balcon et Les Bonnes, La Comédie-Française donne Haute-Surveillance de Jean Genet. C’est un diamant noir qui s’offre au public et qui mériterait une captation.
  • La dernière rencontre de Titus et de Bérénice vue par Robert Brasillach
  • Anémone joue son Boulevard du Crépuscule. Abordée sans détour,  la Maladie d’Alzheimer.  Beaucoup de nostalgie. Le rire en plus.
  • Un huis-clos romantique, teinté de poésie. La raison dérive et pourtant les acteurs sont bien là, en chair et en os.


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de Louise Doutreligne
Mise en scène de Jean-Luc Paliès
Avec Catherine Chevallier, Claudine Fiévet, Valérie Da Mota, Ruth M'Balanda, Jean-Pierre Hutinet, Jean-Luc Paliès, Carel Cléril, Emilien Gillan, Jean-Baptiste Paliès

Le texte de Louise Doutreligne, une immersion dans le cœur sensible des grands ensembles, la rencontre des gens qui y vivent au quotidien, des témoignages toute génération confondue.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 01/02/2013
au 10/02/2013

Théâtre de Saint-Maur
20 rue de la Liberté
94100 SAINT-MAUR-DES-FOSSES
RER A, sortie Parc de Saint-Maur
Réservations :
01 48 89 22 11
Site Internet
Dans les années 60, les périphéries urbaines virent l'émergence de tours nécessaires au logement de la classe ouvrière composée d'immigrés et de provinciaux. Le chant des pelles mécaniques s'écoutait de profundis car la terre, transgressée jusque dans les profondeurs de son intimité, était mise à nue sous l'œil des politiques soucieux du mal-logement. Une réalité qui n'a jamais cessé d'être, l'Abbé Pierre en fit le combat de son pèlerinage et malheureusement, l'état de grâce, il ne connut point jusqu'à son dernier souffle.

Des architectes comme Le Corbusier et Oscar Niemyer bâtirent non pas pour bâtir, mais pour permettre à l'homme de vivre ses rêves dans un espace où la dimension-béton peut être synonyme de liberté et de lumière. La Cité radieuse à Marseille et la ville nouvelle de Brasilia ont été le point de départ des dynamiques architecturales redessinant l'environnement urbain.

La pièce, in situ, confronte les attributs de la théâtralogie en intégrant les formes pluridisciplinaires artistiques : la musique, le chant, la vidéo, la lecture, le jeu des comédiens. Ces performances sont le point d'interrogation de la dérive des ex paradis artificiels mêlant le social à l'humain. Jean-Pierre Paliès intègre habilement les témoignages des habitants à la fiction surmédiatisée des cités. Les politiques se donnent bonne conscience en faisant de courtes escales en ces territoires où la promiscuité et la pauvreté gangrènent le quotidien. Quand le premier élu invite des architectes pour repenser le local social, les gens sourient de nouveau. Pour combien de temps ?

La scénographie s'articule avec subtilité dans cette pièce interactive. L'écran vidéo bouge à l'image des projets de réaménagements du local social et des acteurs qui contribuent à le faire vivre avec des activités culturelles ethniques. Entre réalité et prises de conscience, C'est la faute à Le Corbusier est avant tout une docu-fiction sociétale. Les personnages font preuve d'abnégation et l'humour se lit dans leurs yeux. Ce chant du monde livre à l'état brut comme le béton, ses sentiments, ses doutes et en points de suspension ses espoirs.
Mis à jour le 22/01/2013
NOTEZ-LE
C'est la faute à Le Corbusier est en tournée en Ile de France jusqu'au 28 avril 2013.
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