• L'histoire vraie d'un ex (gentil) bandit devenu comédien...
  • C'est un bel hommage que rend Alain Bonneval à l’auteur de cette richesse éternelle.
  • Qui suis-je ? traite, avec humour et sans concession, le transgenre : ses questions, ses surprises, ses peines et ses joies.
  • C’est l’histoire d’un condamné à mort qui écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence, un journal intime.
  • Robin Recours jongle avec les mots et partage un pouvoir, celui de parler une multitude de langues le temps d'un spectacle, restant sans cesse compris de tous.


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Quand l’humanisme croise la route des steppes, les hommes se lient d’alcool et de fraternité, et sans vergogne se dévergondent sur les airs de Kalinka.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 09/01/2013
au 27/01/2013

Jeudi, vendredi, samedi à 20h30, dimanche à 16h30. Relâche mardi et mercredi (sauf le 9 janvier).
Centre culturel Jean Houdremont
11 avenue du Général Leclerc
93120 LA COURNEUVE
Tarif : 10€ / 5€
Réservations :
01 49 92 61 61
Site Internet
Une fois n’est pas coutume, l’âme russe s’invite cet hiver place de la Fraternité au centre culturel Jean-Houdremont. La Courneuve et Tchekhov, une belle histoire d’amitié depuis les éditions 2010 et 2011 de "Coup de théâtre dans les quartiers" Tchekhov côté jardins. Rainer Sievert aurait aimé boire cul-sec un verre de vodka avec Tchekhov, puis savouré des zakouskis et entre deux verres parlé, chanté, dansé.

Ambiance festive dans un cadre désacralisé de toutes conventions intellectuelles et prétentieuses, Rainer Sievert invite qui veut à s’assoir dans son cabaret. Jugez le lieu qui est on ne peut plus populaire, des tables et des chaises en bois comme dans les auberges de Géorgie, une cantine faisant office de buvette installée dans un kiosque, une scène dévoilant l’intérieur d’une modeste datcha. Une scénographie franche et humaine, le côté ouvrier mis en relief. Le décor se prolonge avec les maisons d’un village se détachant dans la nuit.

Juchés sur une estrade, trois jeunes musiciens accordent leur partition sur des airs tziganes et russes. Rainer Sievert s’est servi de l’expérience des trois pièces de l’auteur éponyme jouées en extérieur lors des manifestations "Tchekhov côté jardins" et aussi en s’inspirant de contes et nouvelles, pour donner vie à Cabaret Tchekhov. Cette création est le fruit du travail collectif de la troupe du centre dramatique de la Courneuve.

Au programme, l’idée maitresse des représentations en un acte a été conservée et sera le fil conducteur de la représentation. La force de la mise en scène réside avec la volonté manifeste de prolonger l’inventivité en intégrant des numéros de magie, des séquences vaudevillesques, le tout agrémenté de parenthèses musicales. Tchekhov renait de cette collaboration active car si l’humour et le burlesque se font le mime, l’envergure des personnages accompagne la manière de dédramatiser la détresse, puissance extrême et intensifiée, de facto, dans les textes de l’auteur russe. Le rapport de l’homme en opposition avec la maladie et la mort révèle une comédie humaine où le discours de la violence fait front à l’espoir et à la nécessité d’être pour vivre à l’inverse d’exister pour être. L’amour, une concession morale qui s’inscrit sur le mode d’expression de la liberté et de la fidélité.

Les comédiens vont et viennent avec déterminisme, les portes claquent, les répliques alternent entre pieds de nez et joutes verbales. Le vent s’engouffre par les fenêtres ouvertes et sème à son passage stupeur et suspense. Entre deux numéros, les personnages s’improvisent serveurs et déposent sur les tables une feuille de chou vert avec une pomme de terre à l’eau. Dommage que le verre de "petite eau" ne suive pas pour trinquer avec les tables voisines.

Il fait bon prendre la mesure du temps au Cabaret Tchekhov dans un cadre dépaysant et anecdotique à souhait. Les rencontres, aussi belles et passagères soient-elles, se font toujours dans des lieux de fortune. Le rideau tombe après les derniers applaudissements. Merci de cette invitation Rainer Sievert et à l’ensemble de la troupe du Centre dramatique de la Courneuve, vous nous fîtes passés une très agréable soirée. Davaï dos vidaniya.
Mis à jour le 13/01/2013
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