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Arlequin Valet de deux maîtres
Comédie Italienne (PARIS)
de Carlo Goldoni
Mise en scène de Attilio Maggiulli
Avec Hélène Lestrade (Béatrice), David Clair Florindo (le Capocomico), Jean-Jacques Pivert (le docteur / Sméraldine), Emmanuel Besnault (Arlequin), Mélanie Trunzer (Clarice / Pulcinella), Yanis Pointecouteau (Silvio / Brighella), Guillaume Garnaud (Pantalon)

Arlequin, figure même de la malice, de la ruse et de l’espièglerie, sert deux maîtres à la fois. Il se met dans de beaux draps !

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 03/10/2012
au 28/04/2013

Comédie Italienne
17-19, rue de la Gaîté
75014 PARIS
Métro Gaîté ou Edgar Quinet
Réservations :
01 43 21 22 22
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Site Internet
La Comédie italienne a la particularité d’être le seul théâtre italien en France. Créé en 1974, le directeur des lieux Attilio Maggiulli transmet son amour des masques et de la commedia dell arte au public parisien et aux nouvelles générations d’acteurs. Avec une préférence marquée pour les textes de Goldoni, Fiorilli, Gherardi, la troupe de la Comédie italienne joue les pièces d’auteurs italiens classiques et contemporains en français. On notera cette année dans la programmation, une adaptation du Malade imaginaire de Molière.

Un théâtre dont l’histoire, l’univers et la programmation sont atypiques. Comme le décrit Monsieur Maggiulli, "un beau petit théâtre", peint des murs aux plafonds de scènes vénitiennes, de personnages de commedia ou de scènes théâtrales. Un lieu à part au cœur de Paris qui le doit également à sa devanture chatoyante. A peine la porte est franchie, que les masques des personnages des créations passées du théâtre accueillent le public et l'invitent dans leur univers. Un univers de commedia drôle, coloré, parfois cruel mais toujours joyeux et à la fin heureuse.

Aujourd’hui, ce sont les facéties d’Arlequin qui amusent le public dans Arlequin Valet de deux maîtres de Carlo Goldoni. Ce serviteur intemporel et connu dans le monde entier, comme à son habitude, "crève la faim". Pour remédier à son mal, il lui vient l’idée, par un concours de circonstance, de servir deux maîtres à la fois. Ainsi, il récoltera double salaire et double ration de nourriture. Oui mais deux maîtres signifie également double travail et double ennuies. Surtout que l’intrigue se corse du fait que le premier serviteur d’Arlequin, Florindo, est en fuite car on l’accuse d’avoir tué, au cours d’un duel, le frère de sa bien-aimée Béatrice. Que cette même Béatrice se fait passer pour son propre frère afin de récupérer la dette de ce dernier auprès de Monsieur Pantalon, et qu’elle devient précisément le deuxième maître d’Arlequin. Ajoutez à cela de l’amour avec les jeunes amants, la fille de Pantalon, Clarice et son amoureux transi Silvio, dont le mariage se voit compromis par la réapparition du frère de Béatrice. Des identités cachées, des lettres et des objets échangés, des amours perdus, contrariés, retrouvés, de la jalousie et des combats... tous les ingrédients sont réunis pour une comédie à l’intrigue enchevêtrée qui finira par un happy-end.

Afin de conduire l’histoire avec plus de clarté, le Capocomoci, sorte de M. Loyal, introduit les personnages et explique les parties un peu plus complexes. Avec une mise en abime du théâtre dans le théâtre, le choix de la mise en scène se fait sur la représentation d’une troupe qui vient jouer Arlequin Valet de deux maîtres, mais qui essuie une tempête lors de son voyage, et perd une grande partie de ses costumes et accessoires. Et même certains de sescomédiens. Le ton est donné par le Capocomoci : l’ambiance va être drôle et décalée. Les personnages traditionnels de la commedia dell arte se retrouvent parfois affublés de divers et étranges couvre-chefs ; la bonne est jouée par Jean-Jacques Pivert qui interprète initialement le médecin... Et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa Sméraldine reste dans les mémoires.

Certes, l’univers est chamboulé et Attilio Maggiulli se permet de nombreuses fantaisies comme des jeux de mots ou des références contemporaines qui amusent le public ; mais les codes de la commedia sont bien là. Les costumes, les perruques et les tricornes sont du Piccolo Teatro di Milano et les masques en cuir de Thierry Graviou sont de purs chefs-d’œuvre ! Dans la tradition, la mise en scène inclut quelques danses et chants, malheureusement trop peu : elles mériteraient d’être plus développées ; ainsi que des combats, à l’épée ou mains nues. Le public se délecte de voir Pantalon aplati contre le mur. Une scénographie minimaliste, quelques éléments comme des panneaux et des malles créent le décor.

Le rythme est soutenu et énergique, les blagues et effets comiques s’enchainent. Impossible de s’ennuyer ! Le Capocomico est en lien continu avec le public. Arlequin Valet de deux maitres est un spectacle interactif. Arlequin joue avec les spectateurs qui sont même mis à contribution pour leurs talents de musiciens.

Un arlequin très jeune mais débordant de vitalité. Il est très espiègle et enfantin. Emmanuel Besnault réalise une belle performance, d’autant plus que son arlequin sautillant est en représentation cinq jours d’affilé dans la semaine. Il module sa voix et son corps avec souplesse. Prometteur. Quelques années de travail permettront une dynamique plus vive et un regard soutenu dans le masque (bien trop souvent, ses yeux sont fermés ou mal placés). Ses gestes et ses rebonds gagneront en précision et il deviendra cette boule d’énergie qui remue non pas parce que le personnage demande une mobilité constante, mais parce que c’est une nécessité de faire sortir ce trop plein de vitalité.

L’équipe se constitue de quatre nouveaux et de trois anciens qui apportent leur connaissances et transmettent leur savoir aux plus jeunes. La troupe est homogène et le plaisir qu’ils ont de jouer ensemble se ressent. Hélène Lestrade, David Clair et Jean-Jacques Pivert qui joue sous la direction de Maggiulli depuis un certain temps, ont de la bouteille. Leurs personnages sont entiers et le rythme comique est impeccable. Hélène Lestrade possède une voix de soprano claire qu’elle utilise à son gré. La nouvelle génération quant à elle, est prometteuse, fraiche, pleine d’énergie et d’envie. Mélanie Trunzer est jolie comme un cœur en Clarice et se transforme avec simplicité et aisance en un Pulcinella bien bossu. Yanis Pointecouteau fait un jeune premier amoureux et quelque peu stupide avec beaucoup d’autodérision et on ne rit pas de lui mais par lui. Quant à Guillaume Garnaud, il est merveilleux en Pantalon courbé, dégingandé et tremblotant !

Une belle équipe, un beau théâtre, une pièce à succès d’un grand auteur, toutes les conditions sont réunies pour un vivre moment agréable devant un spectacle de qualité.
Mis à jour le 13/01/2013
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