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Fred Pellerin, le truculent conteur de "Saint-Elie-de-Klaxon", est venu enjoualer le public de "Champigny-sur-Mars", une dernière fois avant de retourner chez lui au Québec.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Le 08/12/2012
20h30.
Centre culturel Jean Vilar
52 rue Pierre-Marie Derrien
94500 CHANTILLY-SUR-MARNE
Réservations :
01 48 85 41 20
Le centre culturel Jean Vilar de Champigny-sur-Marne accueille pour la seconde fois le conteur québécois Fred Pellerin, après un premier passage très remarqué avec L'Arracheuse de temps. A ne pas s'y tromper, le bouche-à-oreille a fonctionné à merveille, le public a largement répondu présent.

Fred Pellerin, c'est un grand gamin qui s'amuse d'un rien avec les mots. Ces histoires prennent racine à Saint-Elie-de-Caxton, petit village de la Mauricie. Chaque histoire tourne autour d'un personnage extrait de la vie de cette bourgade. Cette fois, c'est au tour de Méo, le décoiffeur d'être mis en front des parlures.

La salle enfumée rappelle les épais brouillards hivernaux couvrant le Canada francophone. Les elfes viennent frapper au porte des maisons et ainsi naissent des conteurs par mégarde. "Il y a des moments sacrés, bien avant le début de l'histoire", ainsi débute le nouveau spectacle De peigne et de misère.

La vielle femme et l'enfant emmitouflé dans le châle se devinent dans le coin de la scène. Un clin d'œil à cette illustre grand-mère dont Fred parlait avec émotion dans L'Arracheuse de temps. "Le petit garçon dépeigné dans le châle, c’était moi", annonce Fred avec un brin de nostalgie dans la voix.

La guitare accompagne cette balade campagnarde. Saint-Elie-de-Caxton chante le commencement du monde sur une terre abandonnée où les soldats ont déserté. Fred Pellerin joue au résistant sur le retour qui accroche son fusil et grimpe dans les arbres pour cueillir des histoires muries par l’imaginaire. Il parcourt les chemins avec pour tout bagage, une besace chargée de mots et d’expressions locales. Tous ses contes sont un éternel commencement, chacun apporte un souffle nouveau à qui prend le temps de prêter l’oreille.

Dans le village, les histoires se construisent de toute pièce à partir des légendes vivantes que sont Toussaint Brodeur, madame Gélina, le forgeron et Méo, l’artisan qui coiffe et décoiffe selon ses états d’inversion. Son salon fait office d’arrière-garde au confessionnal du vieux curé, lequel tombe la soutane pour aller semer la bonne graine. Méo alterne les fonctions au gré de ses occupations, apiculteur, philosophe, débiteur d’alcool, créancier et amoureux conquis de sœur Solange, la suceuse de tic-tac.

Le conte est une suite d’improvisations cousues sur le fil de l’instant. Fred Pellerin joue de son accent avec dérision, il jongle avec les locutions en joual avec subtilité. L’artiste subtilise les regards dans le public et les installe mécaniquement dans son univers. Par moment, il parle plus vite que sa bouche peut débiter de mots et la salle s’esclaffe de franche gaité. Moment irrésistible, le conteur devient spectateur de lui-même car infusé des fous rires, il peine pour le plus grand bonheur des petits et des grands à raccrocher la voiture à la locomotive.

Au charme succède l’émotion, l’amitié en joual est plus belle qu’un cheveu qui fait de l’ombre à la lumière. Le public avale cul-sec les premiers mots, c’est la part des anges et la narration à suivre se déguste comme un nectar plein fleur.

Fred se promène en pèlerin sur les scènes francophones, les personnages de ses histoires sont restitués au plus prés de l’imagination et de la poésie. L’écouter déambuler dans ce sociolecte exquis, le patrimoine culturel de Saint-Elie-de-Caxton se perçoit à porter d’elfes.

En juin 2013, Fred Pellerin reviendra à Paris au Théâtre de l’Atelier.
Mis à jour le 11/12/2012
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