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Thèbes – Jérusalem – Ivry-sur-Seine. Sophocle – Adel Hakim – Elisabeth Chailloux. Voyage dans l’Antiquité, escale en Palestine, résidence dans le Val-de-Marne. Un tragédien grec, un metteur en scène égyptien, une directrice de théâtre française. Des Cités marquées par l’Histoire, des modes de vie orientaux et occidentaux. Un lien commun, le théâtre. Une passion, la transmission. La langue du théâtre, universelle. Les acteurs du Théâtre national palestinien. Antigone.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/11/2012
au 05/12/2012

Théâtre des Quartiers d'Ivry / Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure
94200 IVRY-SUR-SEINE
Métro Mairie d’Ivry
Réservations :
01 43 90 11 11
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Site Internet
Théâtre Antoine-Vitez, la scène invite à découvrir les sept portes de Thèbes. La lumière filtre les écritures, la calligraphie orientale, l'alphabet hellénique, le surtitrage en français. La musique libère des notes extraites en profondeur d’une terre où la vie alterne entre douceur et douleur.

Antigone, une tragédie hors-les-murs interprétée par les acteurs du Théâtre national palestinien. La saison dernière, l’ensemble artistique s’était produit dans la salle intime du Studio Casanova à Ivry-sur-Seine. La presse avait été unanime et le public conquis. Une récompense, Le Prix de la Critique du meilleur spectacle étranger. Adel Hakim, le metteur en scène, investit le théâtre Antoine-Vitez, cette belle institution qu’il co-dirige avec Elisabeth Chailloux. La scène est proportionnelle à l’accueil de cette création qui vit le jour en mai 2011 à Jérusalem. A n’en point douter, le public répondra présent comme ce jeudi 8 novembre 2012 à l’occasion de la générale de presse.

Est-il nécessaire de réécrire un bref résumé retraçant le destin d’Antigone. Les amateurs éclairés de tragédie grecque connaissent du bout des yeux le texte de Sophocle. Antigone est un mythe inébranlable dont les gens de théâtre ne cessent de battre le rappel en l’adaptant selon une assurance qui leur est propre. Personnage intemporel au féminin, Adel Hakim lui confère les vertus de la contemporanéité. La médiatisation internationale du conflit israélo-palestinien s’incruste de façon éponyme dans la mise en scène. Les 2500 ans d’existence d’Antigone n’ont jamais effacé les écrits stigmatisant la vérité. Vérité dénonçant l’autorité, l’abus du législateur, l’incompréhension politique, la répression excessive des gouvernants. Tragédie antique qui se traduit en autant de langues qu’il y a de misères dans le monde.

Dans cette création, la voix off du poète palestinien, Mahmoud Darwich, accompagne Antigone vers le tombeau où elle sera emmurée vivante. La radicalité du supplice est conjoncturellement liée à la vengeance de Créon qui n’admet pas le délit de désobéissance à l’édit royal. Sous couvert des lois divines, elle confie à Ismène sa volonté d’enterrer leur frère Polynice selon les coutumes funéraires. Un fratricide sanglant entre Polynice et Etéocle s’est conclu par la mort des deux hommes. Créon a exigé que le corps du premier soit livré en pâture aux oiseaux et autres carnassiers et le second a eu droit à une sépulture décente. Antigone, forte de ses convictions, affronte le Roi de Thèbes jusque dans ses plus intimes retranchements.

L’opposition relève du conflit d’intérêt respectif et une nouvelle fois le pouvoir a gain de cause. La décision de Créon de mettre un terme à la vie d’Antigone est irrévocable. Il fera fi du message du prédicateur aveugle et la suite des événements ne jouera pas en sa faveur.

L’expression de tragédie prend, in situ, tout son sens et la théâtralité la dépeint entre grandeur et décadence. Le jeu des chaises disposées de part et d’autre de la scène définit les divergences d’opinion entre les sages entourant Créon. La musique se fait poésie sur la violence des diatribes échangées entre les différents protagonistes. La voix de Mahmoud Darwich se pose en apartheid des prises de conscience et souligne la clairvoyance d’Antigone dans son calvaire à venir. Le verbe s’ajuste à la proportionnalité, la crainte de l’autorité plane sur les esprits peu enclins à voir les sujets de la famille royale se révoltaient contre le tout-puissant.

Les acteurs du Théâtre national palestinien sont tout simplement admirables. Enceints dans la Cité, de leur interprétation respective ressurgissent les fantômes de Sophocle contextuellement ingérés à la mise en scène. Adel Hakim ouvre les sept portes de Thèbes sur les jardins suspendus de Babylone. Les murs construits autour d’Antigone sont érigés pour durer et même les trompettes de Jéricho ne pourraient créer des brèches car cette tragédie ainsi conçue et menée est humble et magnifique.
Mis à jour le 14/11/2012
NOTEZ-LE
Spectacle en arabe surtitré en français.
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