• Un conte Ă©cofĂ©ministe pour enfants ! Original, inventif, dynamique et questionnant ! Une vĂ©ritable pĂ©pite Ă  aller dĂ©couvrir au ThĂ©o Théâtre.
  • Une vraie prouesse. L'un des meilleurs spectacles pour enfants depuis longtemps.
  • Courez vraiment voir son show, vous n’allez pas ĂŞtre déçu !
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




En 2010, le collectif tgSTAN adapte le texte de Maxime Gorki en néerlandais, sous le titre Zomergasten. Deux ans plus tard, il crée la version française en co-production avec le Théâtre Garonne, Les Estivants.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Jusqu'au 29/10/2012
20h30.
Théâtre Garonne
1, avenue du Château d'eau
31300 TOULOUSE
Réservations :
05 62 48 54 77
Site Internet
Qui sont-ils ces estivants ? Un groupe d'amis en vacances, on imagine Ă  la campagne, Ă  proximitĂ© d'une forĂŞt, en bordure de lac. LĂ , ils profitent, boivent, mangent, dansent, sortent Ă  bord d'un voilier, pĂŞchent, mais pas que... Le caractère de chacun, s'il semble ĂŞtre marquĂ© dès le dĂ©part, se prĂ©cise au fil d'Ă©changes avec les uns et les autres. L'on note surtout celui des femmes. La jeune Kaleria s'exprime Ă  travers la poĂ©sie qu'elle Ă©crit et cela en fait rire plus d'un ; elle dit n'aimer personne tout en craignant de finir seule. Ă€ l'inverse, la jeune Sonja est folle amoureuse, pleine d'espoir, elle croit en un bel avenir. Julia sĂ©duit les hommes mais souffre de n'ĂŞtre qu'un produit de beautĂ©. Olga questionne son rĂ´le de mère etc. c'est tout un panel de personnages que nous offre l'œuvre de Maxime Gorki. Il y a les hommes aussi, avocat, Ă©crivain, amoureux, sĂ©ducteur, fĂŞtard. Et, comme au centre de tous ces personnages, il y a Varja. Elle paraĂ®t "bizarre" aux yeux de son mari. Elle feint d'aller bien, mais il semble qu'une prĂ©occupation perpĂ©tuelle habite sa pensĂ©e. Une prĂ©occupation qu'elle exprime et transmet – du moins elle le tente – peu Ă  peu : qu'elle est donc notre place dans la sociĂ©tĂ© ? Qu'y faisons-nous, rĂ©ellement, d'utile ? Varja questionne aussi le rĂ´le de l'Ă©crivain, de l'artiste, ce qu'il apporte, ce qu'on attend de lui.

Pendant les deux heures et demie de spectacle, des relations humaines complexes nous sont exposées, on s'aime, on se séduit, on se confie, on s'épie, on se hait... les personnages s'exposent à une certaine sincérité des uns et des autres, ils se retrouvent confrontés à leurs propres sentiments, et, à travers cela et les questions posées, le spectateur se retrouve, lui aussi, face à lui-même. Le monde de l'art et de ceux qui s'y intéressent est pointé du doigt. S'agit-il seulement de faire semblant ? De parler pour parler ? Ou bien faisons-nous concrètement quelque chose pour bouger les choses, pour l'autre ?

Le plateau du Théâtre Garonne est ouvert, l'absence de la boîte noire habituelle des scènes de théâtre n'enferme pas le regard du spectateur. Au contraire, le choix est laissé à ce dernier. Plusieurs possibilités d'écoute et de vue naissent de part et d'autre du plateau. Les coulisses se mêlent à la scène tout comme les comédiens, parfois en position de spectateurs, se mêlent aux personnages. Ces effets de distanciation sont soulignés par quelques adresses directes au public. Le rire, placé de manière subtile, est déclenché. On aime la manière dont les comédiens se confrontent à une langue qui n'est pas la leur, le français. Les mots prennent une autre saveur, sont bafouillés parfois puis répétés. Cela permet encore de créer une distance, la critique de "l'élite artistique" en est d'autant plus marquante. C'est un regard du comédien sur lui-même et sur sa fonction qui est posé.

On ressort de la représentation heureux d'avoir découvert ou redécouvert ce texte de Maxime Gorki. On a peut-être même envie de le lire. Mais on n'en est pas moins indemne des questions qui ont été soulevées. Il s'agit de faire quelque chose.

Le collectif tgSTAN revient au Théâtre Garonne fin mars et début avril 2013 avec trois nouvelles pièces : Après la répétition et Scènes de la vie conjugale d'Ingar Bergman et Mademoiselle Else d'Arthur Schnitzler.
Mis à jour le 08/10/2012
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE