• Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (Ă  partir de 7 ans), d'après les dessins de SempĂ©.


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"Il est revenu Petit revenu", l’enfant que tout le monde croyait définitivement enterré dans la mémoire collective des habitants de ce village isolé d’une province de Navarre.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 26/09/2012
au 27/10/2012

Du mardi au samedi Ă  20h30, dimanche Ă  16h30.
La Cartoucherie - Théâtre de la Tempête
Route du Champ de Manoeuvre
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes
Réservations :
01 43 28 36 36
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Site Internet
L’écriture de Carole Thibaut, un style qui n’est pas sans rappeler les personnages excentriques de La ComĂ©die humaine de Balzac.Une Ă©tude des mœurs imprĂ©gnĂ©e de l’influence sociale, gĂ©ographique et psychologique oĂą l’homme est sujet Ă  controverse. L’auteure a sĂ©journĂ© trois mois en rĂ©sidence d’écriture dans une bourgade de l’Isère, Ă  Saint-Antoine l’Abbaye. L’idĂ©e lui est venue de collecter des tĂ©moignages de femmes. Des histoires encore plus vraies que nature, surtout quand elles sont portĂ©es de la bouche de celles qui les ont vĂ©cues.

Lumière sur l’image hologrammée d’un enfant qui se détache dans l’obscurité de la scénographie. Qui est-il ? Que dit-il ? Une femme mentalement affectée semble troublée par l’enfant déposé sur le seuil de sa maison. N’arrête-t-elle pas de dire "Il est revenu, il est revenu Petit revenu". Vingt ans ont passé dans cette chaumière recluse du village où vivent l’Idiote et le Vieux. Soudain, l’enfant réveille des souvenirs douloureux, la braise ravive une histoire alimentée par les rumeurs. Les consciences sclérosent le mutisme des habitants du village, à la tension s’apparente une forme de monstruosité. Le Maire est de toutes les confidences, les gens lui témoignent respect et taisent le qu’en-dira-t-on. Le comptoir du bar de Patrice supporte les coudées franches et les on-dit des habitués, Marcel et Gérard. L’enfant est confié à la sœur du Maire, laquelle ne s’embarrasse pas de le garder et décide de le donner à Marie et à Jean.

La scĂ©nographie, une invitation Ă  dĂ©couvrir l’intimitĂ© et le dĂ©sœuvrement des habitants de ce hameau. La vie s’y est arrĂŞtĂ©e le jour oĂą les enfants sont devenus des hommes et des femmes. L’isolement de ce territoire Ă©garĂ© se manifeste par le filet tendu de part et d’autre du plateau, lequel filtre les sentiments et les soupçons. La dĂ©solation se lit sur les regards et se remarque sur le physique des protagonistes, la lumière alterne entre clair-obscur et violence. Le spectateur pourrait intervenir pour adopter l’enfant qui passe de main en main. En lui, aussi petit soit-il, il y a un peu de tout le monde et peut-ĂŞtre beaucoup de soi. L’indiffĂ©rence gĂ©nère le dĂ©goĂ»t, la dĂ©viance des sentiments dĂ©range car elle donne naissance Ă  une perversitĂ© nombriliste. La mère du Maire, interprĂ©tĂ©e par Emmanuelle GrangĂ©, est une vieille femme acariâtre et exigeante. L’image d’Epinal librement opposĂ©e Ă  la grenouille de bĂ©nitier, en principe gentille, curieuse et un rien commère. Le Vieux, Thierry Bosc, incarne un père blasĂ© par les malheurs, un rien bourru et attachant. L’Idiote est jouĂ©e par Fanny Santer, une prĂ©sence marquante et dĂ©complexĂ©e avec l’arrivĂ©e inopinĂ©e de l’enfant. L’instinct maternel ne l’a jamais vraiment quittĂ©e, mĂŞme si elle n’a plus tout Ă  fait sa tĂŞte. A qui la faute ?

Fanny Santer une comĂ©dienne entière et gĂ©nĂ©reuse. Eddie Chignara, dans le rĂ´le du Maire, couvre plusieurs personnages en un. Un homme dont le parcours n'a pas toujours Ă©tĂ© aussi lĂ©ger Ă  porter que l’écharpe tricolore. Ce comĂ©dien se rĂ©vèle une nouvelle fois excellent et soucieux d’apporter Ă  son personnage l’exigence requise. Marion BarchĂ© interprète Marie, une jeune femme de mĂ©nage naĂŻve et sincère. Fluide comme sa gentillesse et gĂ©nĂ©reuse dans ses sentiments, elle n’est pas dupe pour autant et crie intĂ©rieurement sa colère quand elle dĂ©couvre la coucherie de Jean son mari, Boris Terral, avec la sœur du Maire, Sophie Daull. Le talent de Marion BarchĂ© se lit dans ses yeux et s’apprĂ©cie par la qualitĂ© manifeste de sa prestation.

La mise en scène de Carole Thibaut prend sa source dans des extraits de récits de vie adaptés au décor de la pièce. La mécanique de l’ordinaire devient insupportable car sont passés en revue les moindres travers de ces gens de peu qui s’activent en monstruosité existentielle. L’enfant est un drame au pluriel car les galeries de portraits présentés révèlent l’inhumain qui se cache derrière l’homme. Cette pièce condamne l’impalpable et met en lumière les codes et les rites véhiculés dans les territoires reculés.

L’Enfant, drame rural, une fiction qui ne laisse pas indifférent et ouvre le débat sur les effets du communautarisme rural et urbain.
Mis à jour le 04/10/2012
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