• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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"C’est une Carmen arabo-andalouse qu’Olivier Desbordes a imaginĂ© pour ce spectacle qui ouvre une collaboration lyrique avec le Maroc"

INFOS PRATIQUES
Du 20/11/2001
au 06/01/2002

20 h 30 du mardi au samedi, 16 h le dimanche
Représentations exceptionnelles le 25 décembre à 16 h et le 31 décembre à 20 h 30.
Le Monfort
106, rue Brancion
75015 PARIS
MĂ©tro Porte de Vanves
Réservations :
01 56 08 33 88
Site Internet
Gitanilla, vamp à la crinière de feu, Carmen incarne l'impétueuse féminité, libérée des fers de la morale. Elle est la Volcanica, vouée à l'amour et à la mort, reine des enfers de la chair. La nouvelle de Prosper Mérimée, écrite en 1845 et consacrée à l'opéra par Georges Bizet, est le fruit d'un véritable travail ethnologique de l'auteur. Mérimée a en effet séjourné en Andalousie et découvert les rites gitans, desquels il s'est directement inspiré pour l'écriture de Carmen. La femme qui l'aurait fasciné à ce moment là serait d'ailleurs l'une des 51 Carmen qui travaillaient à la manufacture de tabac de Séville, dans les années 1830. Olivier Desbordes l'a faite arabo andalouse, avec un orchestre mêlant instruments arabes (le oud et le kanoon) et européens (flûte, clarinette, trompette). La scène se déroule sur une place publique, au soleil sorcier que Nietzsche adorait lorsqu'il rêvait de "méditerranéiser la musique". Carmen, victime de sa séduction, de ses rêves d'amour, de sa fougue envers et contre tout, pousse à bout le soldat Don José, qui la poignarde comme on tue une Bête monstrueuse.

La voix chaude et profonde de Nathalie Espallier, son excellent timbre de mezzo, son charisme certain, donnent au personnage de Carmen une ampleur magistrale. Le ténor Alain Gabriel, qui incarne Don José, est aussi d'une remarquable musicalité. Cette création mérite une ovation d'autant plus soutenue qu'elle est un mariage de deux cultures, autour d'un seul et même mythe : celui de la Femme.
Mis à jour le 29/10/2002
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