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Brassens n'est pas une pipe, un spectacle tout miel qui conduit le public, à travers ciel, au père éternel.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Jusqu'au 11/03/2012
Du mardi au samedi à 20h30. Matinées à 14h30 les samedis et dimanches.
Déjazet
41, boulevard du Temple
75003 PARIS
Métro République
Tarif : 20€ / 24€ / 28€
Réservations :
01 48 87 52 55
Au théâtre sans prétention, la compagnie GRRR chante les refrains de G.B. à sa façon. Une soirée cabaret en révérence à Georges Brassens, lequel de Sète à soixante ans a promené sa pipe et sa guitare sur les chemins de pierre et de terre de Montmartre en Bretagne. Poète porté en Hérault avec ses chansons fleurant la gouaille. Des refrains éternels repris par des générations de gamins canailles, lesquels deviendront les copains d'abord. Le vent balayant les grands discours, l'ami Georges s'exprimait avec des mots simples et sincères. Des mélodies reprises sur le boulevard du temps qui passe. Les mélodies de Brassens sont inoubliables comme sa célèbre moustache.

Un quatuor qui ne fait de tort à personne ouvre le spectacle en annonçant qu’au village sans prétention, les brav's gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux... En meneuse de revue, Susana Lastreto, élégamment vêtue dans une robe made in music-hall et le chapeau abat-jour fièrement porté pour l’extravagance, interpelle le poète-chanteur par ses initiales, G.B. Incursion dans le répertoire d’un artisan de la chanson française pour lequel les trompettes de la renommée claironnent toujours les amours d’antan des amoureux des bancs publics.

GRRR , les quatre lettres d’une compagnie, qui rugissent pour le plus grand plaisir des croquantes et des croquants. Etat d’esprit libertaire, imagination fertile, création synonyme de liberté, Susana Lastreto et ses joyeux compères s’amusent à inventer des spectacles où l’irrévérence ponctue d’un point d’exclamation la correspondance entre la loufoquerie et le bonheur. Des créations montées de toute pièce autour et avec dérision, la racine carrée du burlesque. L’adaptation des textes se fond dans des mises en scène légères et subtiles. L’impertinence se mêle à la convenance, une chorégraphie de facondes librement exprimées.

Annabel de Courson et Hélène Hardouin s’emparent de la scène comme des midinettes dans leurs robes à paillettes. Un brin coquines, un rien complices, elles ne font pas dans la religieuse qui va à confesse. Chanson tendresse, la langue caresse le triangle des désirs avec l’interprétation de quatre vingt quinze pour cent des femmes s’emmerdent en baisant. Une jouissance à l’ouïe.

La chanson pour l’auvergnat réveille les instants nostalgiques au coin du cantou. Les voix portent l’émotion vive de Georges Brassens à chaque fois qu’il chantait cette mélodie dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Annabel et Hélène, deux jolies colombines sur la route aux quatre chansons. Susana anime un cabaret participatif dans lequel le public se laisse aller au jeu de la réplique du con de la chanson quand on est con, on est con. Au paradis des artistes, Brassens continuent de fédérer des liens sociaux sur terre. Ses textes suscitent toujours autant d’intérêt et de passion, répliqués de père en fils, de mère en fille et à suivre.

François Frapier mime à merveille G.B. Point d’artifice, juste une guitare, une pipe, une chaise sans assise de quoi poser le pied, et le voilà grattant les cordes et prêt à fredonner des paroles extraites de son talent d’improvisateur. Histoire d’amuser le quand dira-t-on pour car la concurrence est déloyale. François Frapier glisse deux ou trois piques politiques et Susana de lui rappeler que G.B. y faisait rarement allusion dans ses chansons.

Doucement, le temps passe. Il n’y a pas d’amour heureux, même pour un coin de paradis sous le parapluie. Susana et François forment un couple touchant à météo variable. Jorge Migoya et sa contrebasse ne font qu’un, un corps qui compose une musique de l’instant inspirée auprès de l’arbre qui rend heureux. Les partitions de Jorge sont limpides comme l’eau de la claire fontaine.

Les chansons de G.B. flottent dans la très belle salle du théâtre Dejazet. Le public n’est pas de bois car la compagnie GRRR n’a pas cassé sa pipe pour cette première. La mise en scène de Susana Lastreto, c’est une chanson d’amour mêlée de tendresse, interprétée par des artistes charmés d’humour et d’hardiesse.

Brassens n’est pas une pipe, une poésie musicale en hommage au chanteur de Sète qui a vécu entre la rue Didot et la rue de Vanves.
Mis à jour le 25/02/2012
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