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Le fabuleux destin de Nelly when the rain stopped falling.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 01/10/2011
au 18/12/2011

Samedi à 21h, dimanche à 18h.
Théâtre Côté-Cour
12, rueEdouard-Lockroy
75011 PARIS
Métro Parmentier
Réservations :
01 47 00 43 55
Une Chambre à Hollywood a vu le jour sous la plume de Brigitte Lo Cicero. Le caméléonisme lui va à ravir, selon la garde-robe du moment. Auteure, metteur en scène, comédienne, autant de statuts qu’elle gère avec une aisance déconcertante et le talent porté sur cintre. Une carrière émaillée de belles rencontres avec des réalisateurs prestigieux comme Alexandre Arcadi, Etienne Chatiliez ou encore Clint Eastwood.

Cette pièce, une écriture faite de phrases courtes et incisives, le style Marguerite Duras ; des situations montrant des personnes subjectives en quête d’une autre identité sociale, le côté Harold Pinter ; une atmosphère mêlant à l’intrigue la réalité au rêve, la vie à la solitude, clin d’œil à Tennessee Williams. Une histoire simple, touchante et tellement so gœs Nelly's life, attractive loving woman.

Le plateau s’éclaire sur un mobilier tendance et art-déco : un lit recouvert d’une parure rouge, une table de maquillage, un fauteuil bridge, une console aux pieds évasés et une radio bombée. Les jeux de lumière mettent en évidence les comédiens dans les scènes prononcées et tamisent les passages intimes. Les arrangements musicaux s’accordent judicieusement selon le contexte. C’est génial.

Dans l’Amérique des années 50, Nelly Vermer occupe un modeste emploi de standardiste. Un soir de pluie, elle s’abrite sous un porche et lie conversation avec Simon. Les hommes ne lui prêtent guère attention, un charme camouflé sous une apparence de vieille fille. Simon, blasé par la vie, lui glisse une carte de visite. Un coup de téléphone et cinq années plus tard, le destin de Nelly a basculé de l’ordinaire aux paillettes du cinéma.

L’ex-modeste standardiste s’est révélée, les réalisateurs du 7e Art l’ont mis au premier plan et Hollywood s’est trouvé une nouvelle étoile. Elle assure la première de couverture des magazines à la mode. Les années 50, the American dream, la liberté, l’argent, la gloire. Quelle jeune femme outre-Atlantique n’en a pas rêvé ! Nelly en est, Brigitte Lo Cicero joue le rôle avec légèreté et candeur. Sous un déshabillé couleur havane, son physique dévoile séduction et bien-être. Délicate dans ses mouvements, elle porte le verbe en bouche avec raffinement.

Sezny, l’agent de Nelly joué par Francis Lacotte, est l’archétype de l’agent des stars. La soixantaine élégante, le côté maniéré un peu exagéré, le phrasé posé et dosé, et l’emploi de l’expression très à la mode "Ma chérie par-ci, ma chérie par-là" composent un rôle taillé sur mesure pour ce comédien qui a brillé au côté de Robert Hirsh dans Le Misanthrope.

Dans l’appartement de Nelly, l’ambiance Cotton club s’emballe avec l’arrivée imprévue de son frère, Harry (Bruce Tessore). Le frère dont on cache l’existence à cause d’un passé familial trouble et suspicieux. Soudain, les paillettes fondent sur le revers des mauvais souvenirs. Bruce Tessore apparait en voyou, recherché par la police et ne manifeste aucun scrupule. Après quelques gestes déplacés contre le gré de sa sœur, son cœur s’éprend de Léa, l’amie d’enfance de Nelly. Léa, c’est la brave fille qui est en quête du prince charmant. Un peu naïve et un soupçon cupide, Sidney Laurent joue à merveille le personnage de Léa. Heureuse et pas jalouse, envieuse et pas radieuse, les contraires personnifient la jeune femme. La vie joue parfois des tours à qui s’y attend le moins.

La mise en scène de Brigitte Lo Cicero est limpide dans les moments de bonheur et vire au rouge vermillon à l’intrusion de Harry. La force du texte réside par la simplicité des mots utilisés et des expressions employées. Quiproquos et allégations donnent la part belle à l’intrigue dans le revirement de situation. Une Chambre à Hollywood s’apprécie comme une pièce radiophonique, nous fermons les yeux et nous nous laissons bercer par les paroles. Nous devinons les personnages défilant dans une galerie d’images. Des portraits saisissants et touchants, sincères et illusoires, idéalement joués par les quatre comédiens. Cette pièce dégage une puissance psychologique finement dosée entre fantaisie et réalité. Comédie écrite sur les sables mouvants du mélo-dramatique, le public plonge dans cette histoire dont le destin à double-jeu s’affiche du début à la fin.

Une Chambre à Hollywood, une agréable soirée au Théâtre Côté Cour, une salle intimiste très confortable, un accueil des plus convivial. Une adresse à retenir pour de prochaines pièces.
Mis à jour le 30/11/2011
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