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L’auteur de Qui a peur de Virgina Woolf ?, écrit Zoo Story en 1958... 50 ans avant La Maison. Ces deux textes forment à présent une seule et même pièce en deux actes, quasiment inédite en France.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Mona
Du 11/10/2011
au 22/10/2011

21h.
Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 61 62 14 85
Site Internet
Cette pièce se joue en deux volets. Tout d'abord, il y a La Maison, scène écrite en 1958, 50 ans avant Le Zoo qui constitue la seconde partie du spectacle La Maison et le Zoo. Le silence règne dans la salle, les projecteurs ne sont pas encore allumés que des rugissements de félins et des chants d'oiseaux se font entendre, se répondent, et s'entremêlent.

La Maison met en scène un couple qui parvient difficilement à communiquer après des années de mariage semblant avoir creusées un fossé entre eux. Elle, c'est Ann, une femme cherchant désespérément à avoir l'attention de son mari, et lui, c'est Peter, un homme semblant n'avoir d'intérêt que pour son livre ennuyeux. Si l'on pourrait croire assister quelques instants, à une routine et une lassitude d'un couple morose sous le poids de l'usure banale des années, nous sommes bien surpris par la suite ! Le ton monte, les esprits s'échauffent et l'énergie dégagée sur scène par deux talentueux comédiens, se transmet à tout le public alors tout ouï, les propos s'approfondissent autour de la sexualité !

Ann, calme, à l'image soignée de la bonne femme au foyer, se métamorphose en un animal libidinale avec une soif débordante d'actes et de mots primitifs, instinctifs, soumise à des pulsions réfrénées par le manque de spontanéité et de naturel de Peter. C'est là que se situe le problème, si Ann est à l'état naturel, en demande de langage et de geste animal, son mari lui, est bloqué à l'état culturel, prisonnier de sa raison, de son souci de bien faire, à son rang d'homme civilisé, incapable même de prononcer le mot "pénis" !

Peter aurait du lire Erasme, il aurait alors su que "C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous", car il n'est pas arrivé au bout de sa surprenante journée en partant lire au parc, enfin de sortir de sa maison, de sa "cage" qui avait pris le visage d'un zoo.

Peter lisant tranquillement sur un banc, accosté de loin par un homme ayant visiblement besoin de discuter : c'est ainsi que débute le second volet du spectacle. Peter écoute l'inconnu, nous rencontrons alors Jerry, un spécimen unique dans son espèce. Drôle, touchant, inquiétant, attachant, pour qui on éprouve de la compassion, de la méfiance, ou encore de la répulsion, en qui on peut se reconnaître ou à qui on désire ne jamais ressembler. Cet homme au mille facettes est fou, fou dans ses questions, fou dans ses gestes, fou dans ses expressions, la folie est partout autour de lui mais il ne laisse indifférent personne et surtout pas Peter, plus présent et plus attentif que jamais, qui durant une multitude de minutes passant à la vitesse de la lumière, écoute chacun des propos énoncés par Jerry lors de son monologue et de sa merveilleuse histoire de "Jerry et le chien".

Parsemée d'absurde, de métaphysique et d'existentialisme, cette pièce fait rire jaune, aux éclats, mais peut aussi nous donner mal aux tripes si nous sommes attentifs aux paroles de Jerry sur la condition humaine, elle vient chercher ce qu'il y a de plus humain au fond de nous tout en réveillant l'animal qui y sommeille, après tout "les perruches préparent le dîner et les chats mettent le couvert" !
Mis à jour le 25/10/2011
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