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  • Deux monstres sacrés portés par une troupe pleine de feu, entre violence et tendresse, un spectacle à la Mnouchkine…
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  • Créé en 2014 au festival d’Avignon, ce spectacle met en scène quatre personnages au mal de vivre plus ou moins marqué.


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INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/10/2011
au 09/10/2011

Théâtre Francis Gag
4, rue Saint Joseph
06300 NICE
Entrée du public : rue de la Croix
Réservations :
04 92 00 78 50
Site Internet
Connaissez-vous la famille Boutboul ? Non, pas celle de la femme jockey... La seule, l’unique, la plus déjantée que l’Hexagone puisse avoir : un trio, comme dans le jeu des Sept Familles, composé du père, de la mère et du fils. Mais attention, chez les Boutboul, si on timbre au chômage (le père), on sèche ses cours (le fils), on vivote comme on peut, entre vinasse ou apéro à trois sous (la mère), on se prend très au sérieux ! En effet, les deux premiers se voient très bien en sosie d’Elvis Presley et de Michael Jackson.

Pas sûr qu’on aimerait mieux la connaître, comme le dit, sans rire, l’affiche du spectacle. D’autant que leur QI semble plus proche de celui de la tanche que d’Enstein... Les scènes finales sur fond de carte bleue volée à la grand-mère valent leur pesant de cacahuètes. Volons à l’essentiel. La pochade burlesque d’Olivier Maille et Philippe Chaubet aligne, sans jamais de vulgarité, entre chansons, imitations et blagues à deux sous (mais dans le bon sens du terme) les situations les plus cocasses, des gags assez savoureux. Sur scène, le minimum d’accessoires, tout étant axé sur les jeux de lumières, les chansons, les imitations et une chorégraphie très étudiée. Si le rythme a pris un peu de temps à trouver son envol à la première, un entrain communicatif entraîna à la deuxième représentation le public dans un délire irrésistible.

Si Gérôme Gallo et Philippe Chaubet tirent finement leur épingle du jeu en fils et père rivaux et jaloux de leur succès provisoire (imitations superlatives pour ces deux comédiens), force est de reconnaître que la palme de la soirée revient à Christine Jarniat dans le rôle de la mère. Voilà une artiste rare, à la diction exemplaire, à l’abatage digne des plus grandes, au tempérament de feu et de braise. Les Bretty ou Samie pointent souvent leur œil. La bouche torve, continuellement au bord du nervous breakdown, la belle Christine nous donne une grandiose leçon de burlesque quotidien.

Au point qu’on se dit qu’un tel talent, on le verrait bien chez les Nationaux. Il y a des servantes chez Labiche, Marivaux, voire Feydeau à explorer au plus vite. Chiche ! Qui lance sa demande de candidature à la Maison de Molière ?
Mis à jour le 13/10/2011
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