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 Le personnage revendique le droit d’exister en kidnappant le comédien pour se faire entendre et exister un peu plus.
INFOS PRATIQUES |
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© X,dr |
Le 06/08/2011 21h15. |
Festival des Comédiens volants La Rebutte 13570 BARBENTANE |
| Tarif : 10€ |
| Site Internet |
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Un comédien décide de réaliser le rêve de sa vie : écrire et interpréter un monologue. Il se donne le pari de rassembler une quinzaine de monologues de l’œuvre Shakespearienne. Il cherche pour se faire un personnage qui puisse être à la hauteur mais le choix n’est pas des plus évidents. Il trouve tout de même un complice précieux qui réussit à le fasciner par son enthousiasme, son ironie, sa sympathie : le personnage.
C’est un bel hommage au métier de comédien que rend Luca Franceschi de la Compagnia dell’Improvviso dans ce spectacle créé en 2006 et qui n’en finit pas de tourner. Un clin d’œil caustique au monde du spectacle, à ses codes et à ses impératifs. Mais c’est surtout une réflexion sous-jacente sur le rapport entre comédien et personnage. Etre ou ne pas être son personnage, telle est la question. Situation inédite : le personnage revendique le droit d’exister en kidnappant le comédien pour se faire entendre et exister un peu plus, et pour se faire il prend comme complice un rassemblement d’individus personnifié en une seule entité : le public. Et quitte à le perdre un peu dans la mise en abyme du personnage jouant son comédien, mais qui en réalité n’est pas le comédien mais le personnage du comédien joué par le comédien (vous me suivez là ?) Luca Franceschi (formé à l'École Internationale de Mimodrame de Paris Marcel Marceau, comédien de la compagnie Les Scalzacani, puis comédien de Carlo Boso à la Compagnie Tag Teatro de Venise et de la Cie Il Carretto de Lucca) réussit un tour de force d’interprétation et oscille de façon exceptionnelle de l’un à l’autre sans jamais perdre le fil et l’attention des spectateurs. Ceux-ci font d’ailleurs partie intégrante du spectacle et sont invités à célébrer cette explosion jouissive du quatrième mur ! Les passages entre la fiction et la réalité fictionnelle peut en déconcerter certains, habitués à un théâtre plus conventionnel, cependant la générosité et le respect envers le public dont font preuve Luca Franceschi et son personnage permettent d’alléger le propos philosophique. Une belle leçon de théâtre (et de vie !) que l’on voudrait voir se poursuivre au-delà des 1h20 de spectacle, chronométré par un réveil matin placé sur scène qui rappelle à quel point le théâtre est un art vivant éphémère et donc... précieux !
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Mis à jour le 07/08/2011
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