• Quatre musiciens en folie se lancent dans une bataille musicale humoristique, mêlant différents répertoires du plus classique au plus déjanté !
  • Un moment de joie, d’émerveillement et de bonheur, qui ravira petits et grands.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.
  • 2147 : c'est la date à laquelle un rapport de l'ONU prévoit que la pauvreté de l'Afrique aura diminué de moitié.
  • Deux monstres sacrés portés par une troupe pleine de feu, entre violence et tendresse, un spectacle à la Mnouchkine…


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Ce que c’est que regarder.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Le 13/05/2011
20h30.
Salle Lafourguette
28, Rue de Gironis
31100 TOULOUSE
Un vendredi 13 chanceux ? Eh bien oui, cela existe. Je l’ai vécu à travers un spectacle-pépite d’or qui m’a sauté dessus sans crier gare. J’avais entendu parler d’un spectacle, intitulé Anamorphose, par la compagnie Incorporel. Compagnie composée de danseuses et danseurs valides et en situation de handicap. L’histoire racontée est celle de la rencontre entre les danseurs de la compagnie, tous porteurs d’histoires singulières et fortes.

Ce que j’ai vu vaut le détour. Rarement un spectacle m’avait montré ce que regarder signifie, ce que signifie "voir l’autre", dans son dénuement d’être humain. Je ne parle pas ici de la nudité facile de certaines mises en scène, ni d’un dénuement qui serait misérabiliste, et chercherait à tirer des larmes à bon prix. Mais bien de ce dénuement par lequel la rencontre avec l’autre peut avoir lieu : regards qui se donnent, se partagent, qui nous plongent déjà dans la chorégraphie sensible de ce spectacle. Les gestes – gestes d’apaisement, gestes d’amour ancrés dans la chair – témoignent d’ailleurs de cette dimension sensible.

Les différents langages qui composent le spectacle (langue-musique, langue des signes, danse mue par les corps, ou par l’hydraulique des fauteuils) sont ainsi tressés et racontent une histoire commune. "Nous sommes tous différents et tous les mêmes, au fond", livre l’un des danseurs. Cette intuition, le spectacle donne à la ressentir en nous-mêmes. Et c’est là que réside toute la force du propos : la chorégraphie de Sabine Bouchet irradie cette évidence qui est sa lumière propre, sa pulsation propre. Beauté que l’on retrouve par exemple dans ce duo de danseuses jumelles. L’une est en fauteuil l’autre pas, mais elles dansent, et le temps du dehors – celui du zapping et de la succession – s’arrête. La vie est au présent, accrochée aux regards qu’elles s’échangent, à la chorégraphie qui les relie et qui se développe sous les yeux du spectateur.

A l’occasion du bord de scène avec le public venu ce jour-là, les danseurs se disent, et disent ce qu’est la danse pour eux. Une manière d’être au monde, d’être aux autres, et de donner du sens à la vie du plateau. Une manière d’envisager autrement la place qui leur est assignée dans notre société. Au lieu que l’on choisisse pour eux, eux ont choisi la danse.

Avec une grâce et une énergie qui se transmettent sans mots. Sabine Bouchet, chorégraphe d’Incorporel, a su trouver les mouvements justes, ceux qui relient et qui se tissent dans le dialogue entre les danseurs. Pas question ici de faire la leçon ni de moraliser, mais juste d’être, au présent, sur le plateau.

Alors, amis de La Théâtrothèque.com, si vous avez la chance, comme moi ce vendredi 13, de croiser le chemin de cette compagnie, ne changez pas de route, car ce que vous verrez vous changera. Parole.
Mis à jour le 18/05/2011
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