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  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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En voilà, une maîtresse qui dégraisse le mammouth à sa façon.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 12/01/2011
au 25/03/2011

Mercredi et vendredi à 19h.
Guichet-Montparnasse
15, rue du Maine
75014 PARIS
Métro Montparnasse
Réservations :
01 43 27 88 61
Site Internet
Roberto Athayde, l'auteur de Madame Marguerite, a gardé un exécrable souvenir de ses années d'école, pour ne pas dire un délicieux cauchemar. Les bancs et les pupitres des établissements scolaires qu'il fréquenta au Brésil n'ont conservé de lui que l'image d'un enfant de passage. Quand, de sa plume, Madame Marguerite voit le jour, le succès est immédiat et décrié par la gente militaire au pouvoir. Le verbe employé dans le texte est contestataire, dénonciateur d'un système politique préférant l'autorité et les larmes aux libertés et aux rires.

Il est important de préciser que la version du texte interprétée par la Compagnie Pourquoi est inédite en France. Madame Marguerite fut adaptée dans les années soixante-dix par Jean-Loup Dabadie. Annie Girardot avait interprétée le rôle titre et le succès n'eut d'égal que sa très brillante prestation. Depuis cette époque, la pièce ne fut plus jamais jouée.

Bruno Dayrou a choisi de donner une seconde vie à cette Madame Marguerite sur la scène du Guichet-Montparnasse. La petite cerise sur le gâteau, une version traduite de l'auteur éponyme et non une adaptation.

L'histoire. Madame Marguerite est la maîtresse d'une classe de CM2. D'apparence attachante, elle présente comme telle, les élèves ne peuvent que s'en réjouir et surtout assurés d'avoir une gentille maitresse. Pour commencer, Madame Marguerite écrit son nom sur le tableau vert situé derrière son bureau. La craie s'agite mécaniquement sous l'impulsion de la craie martelant le tableau. Madame Marguerite annonce le programme scolaire pour l'année en cours. Elle scrute la salle l'œil fuyant, le public fait office d'élèves, le ton monte. Des exigences, elle en demande jusqu'à employer des tournures indécentes. La biologie occupera une bonne partie du temps car c'est une matière qui inculque les principes fondamentaux de la vie. Elle considère que les enfants sont ignares, impuissants, donc son devoir d'éducatrice consiste à leur enseigner la vie. La maîtresse alterne tendresse et impulsion, compréhension et hystérie.

Madame Marguerite se révolte contre tout, elle veut tout changer et pour commencer le changement commence par l'éducation des élèves. Ils doivent considérer l'école comme une institution où aucune erreur et bêtise ne sont tolérées, sous peine de finir dans le bureau du directeur. "Aucun enfant ne ressort du bureau du directeur", dit-elle la voix remixée version Psychose, en pointant le squelette, support osseux du cours de biologie. Tolérance zéro.

Il en sera ainsi durant toute la pièce. Madame Marguerite se rappelle en boucle aux enfants. Son nom doit être gravé dans leur mémoire. Sylvia Bruyant fait entendre le son de cloche d'une maîtresse au tempérament généreux et hirsute, au caractère opaque et machiavélique, à l'allure fuyante et extravertie. La tension gravite autour des principes, au nombre de trois, qu'elle exige à son enseignement.

L'engagement de cette maîtresse, hors du temps, va bien au-delà de son statut d'enseignante. A sa façon, elle dénonce le renoncement des parents face à leurs responsabilités. Ils n'assument plus tout à fait leur rôle d'éducateurs. La maison est un cocon douillet où chacun fait ce qui lui plait... Plaisirs futiles au profit d'un instruction portée sur l'apprentissage des choses de la vie.

L'école n'a pas à se substituer à la maison, la maitresse n'est ni maman, ni papa. Les enfants se perdent dans un labyrinthe de repères et de codes sociaux qui ne leur sont plus prodigués chez eux. Sylvia Bruyant ouvre un débat actuel et sociétal sur les valeurs de l'éducation et de l'enseignement des enfants et des élèves, deux principes de la vie.

Un beau texte interprété avec force et persuasion par cette comédienne captivante, bouleversante et sacrément attachante. La mise en scène de Bruno Bayrou se veut simple et exigeante, spontanée et réfléchie, tendre et émouvante. Madame Marguerite, une bien jolie pièce sur la scène du Guichet-Montparnasse.
Mis à jour le 13/02/2011
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