• Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (Ă  partir de 7 ans), d'après les dessins de SempĂ©.


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Du "jeu" avant toute chose

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 09/02/2011
au 12/02/2011

Le Point du Jour
7 rue des Aqueducs
69005 LYON
Réservations :
04 78 150 180
Michel Raskine, directeur du Théâtre du Point du Jour, plutĂ´t habituĂ© Ă  mettre en scène des textes contemporains, a dĂ©cidĂ© de "s’attaquer" au Jeu de l’amour et du hasard, l’une des pièces les plus cĂ©lèbres de Marivaux. Cette œuvre a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© jouĂ©e et rejouĂ©e dans les théâtres, mais pourquoi pas. Pourquoi pas vieillir les protagonistes et en faire des quinquagĂ©naires qui vivent leur dernière expĂ©rience amoureuse, manière de montrer que les sentiments n’ont pas d’âge. Pourquoi pas mĂŞler des Ă©lĂ©ments de dĂ©cor et de costumes du XVIIIe siècle (on apprĂ©cie toujours un Watteau ou un Fragonard en toile de fond) Ă  des accessoires modernes (bonne idĂ©e que le pull Burlington Ă  losanges de couleur pour l’habit d’Arlequin, traditionnellement vĂŞtu d’une tenue bigarrĂ©e), histoire d’insister sur l’atemporalitĂ© des choses de l’amour. Et, enfin, pourquoi pas prolonger la pièce d’un quatrième acte montrant la vanitĂ© de la vie des bourgeois lorsqu’ils n’ont plus Ă  jouer, que les masques sont tombĂ©s et que l’ordre social est sagement rĂ©tabli. La mise en abyme du théâtre – avec les fauteuils des spectateurs, le technicien son et lumière et la penderie exhibant les costumes sur scène – paraĂ®t, elle aussi, tout Ă  fait plausible quand on connaĂ®t le texte de Marivaux et l’ensemble de son œuvre, qui se plaĂ®t Ă  dĂ©noncer les faux-semblants et la théâtralitĂ© des relations humaines. Toutes les idĂ©es de Raskine sont donc pertinentes et se justifient pleinement. En outre, ses comĂ©diens, notamment StĂ©phane Bernard (Arlequin) et lui-mĂŞme (Mario), tiennent leur rĂ´le avec justesse.

Et pourtant nous ne sortons pas totalement convaincus par ce spectacle. Pourquoi ? Peut-être a-t-on eu du mal à retrouver Dorante et Silvia, les deux jeunes premiers, dans des acteurs plus âgés que les personnages. Peut-être sommes-nous lassés par les effets de mise en abyme et de décalages anachroniques fréquemment utilisés aujourd’hui au théâtre (qu’on repense, par exemple, aux Précieuses ridicules de Camille Germser données il y a peu de temps au théâtre de la Croix Rousse). Peut-être, tout simplement, connaît-on trop le texte pour apprécier encore l’intrigue de Marivaux, qui repose sur les revirements incessants des sentiments de Silvia. On ne peut, en définitive, rien reprocher à la mise en scène de Michel Raskine, au contraire. Pour qui ne connaît pas la pièce originelle, c’est une excellente occasion de la découvrir. Pour qui l’a déjà lue ou vue, il n’est pas sûr que cette nouvelle version en éclaire beaucoup l’interprétation ou renouvelle vraiment la vision du théâtre de Marivaux.
Mis à jour le 10/02/2011
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