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L'amour n'est pas Ă©ternel.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 25/01/2011
au 29/01/2011

20h.
Espace des arts
Scène nationale de Chalon-sur-Saône
5 bis avenue Nicéphore Niépce
71100 CHALON-SUR-SAONE
Réservations :
03 85 42 52 12
Site Internet
L'amour n'est pas éternel. Donc les problèmes d'amour sont éternels. C'est ce que voudrait montrer, semble-t-il, cette nouvelle mise en scène, de personnages contemporains. Mais elle ne met pas en relief ce qui est encore actuel dans le propos. Musset est l'un des auteurs les plus difficiles de notre répertoire, longtemps réputé "injouable". Imprévisible, changeant, enflammé, sauvage, sinueux, lyrique ou noir. C'est le romantisme français travaillé par la névrose, la pureté et la honte, l'absolu et le désert, la tyrannie et la révolte, l'amour et le rejet.

Hélas, tout cela est aplati dans cette version qui ne s'appuie sur aucune nécessité, qui dès lors dessert ces textes de Musset. Aucun éclairage nouveau, aucune lecture singulière. Chalon-sur-Saône me dit ceci : Musset est un vin de Bourgogne : sans demi-mesure possible ; réussi, il est divin ; sinon, il n'est que regrets.

Dans la première pièce, un Comte crie son amour à une Marquise collée dans un fauteuil. Il s'emporte, se fatigue, nous fatigue, nous assomme ; et il vient s'affaler dans le fauteuil voisin. La gesticulation devient molle, soporifique. On pourrait dormir en attendant la seconde partie, mais voilà qu'il crie à nouveau et nous réveille. Et cela recommence. Le but du jeu serait-il un supplice chinois ?

Je me suis renseigné auprès de mes amies marquises, au cas où leur point de vue sur les déclarations amoureuses épouserait ce goût pour l'imprécation. Il n'en est rien. Elles regrettent aussi l'élégance brûlante de Musset. Confondre l'impétuosité et la passion avec la colère et le bâton limite les capacités de séduction.

Juste avant la deuxième pièce, on éparpille des dizaines de pages sur le sol, cruelle métaphore du sort réservé à l'auteur. C'est maintenant un Marquis qui veut conquérir une Comtesse ; et l'épouser. Celle-ci sauve l'ensemble. Caroline Piette fend la scène, la rend fluide. Elle est spirituelle, claire, vivante. Elle essaie vainement de faire bouger les autres personnages, figés, monolithiques.

Un torrent parmi les pierres. De l'air parmi ces étouffements. Ancienne élève du CNSAD, elle anime avec esprit cette deuxième partie. Dommage que les autres acteurs, qui semblent pourtant tout à fait capables d'en faire autant, aient été pétrifiés par la chape de cette mise en scène de plomb.

On ne saurait penser à tout mais il faut qu'un texte soit ouvert, ou fermé.
Mis à jour le 06/02/2011
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