• L’art vivant, celui de l’instant présent, rencontre l’art numérique, celui qui est hors du temps...
  • 2147 : c'est la date à laquelle un rapport de l'ONU prévoit que la pauvreté de l'Afrique aura diminué de moitié.
  •  Inscrit dans la tradition du music-hall et du cirque, ce spectacle émerveille les jeunes et reconnecte les grands aux sourires de l’enfant qui sommeille en eux.
  • Bérengère Dautun – 30 ans de Comédie-Française – nous conte l’histoire d’une des premières ''femmes libres'' au travers de 15 personnages.
  • L'affiche ne trompe pas, c'est bien là qu'on vient réveiller papilles et pupilles !Entrez ! Entrez ! Le spectacle va commencer !


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INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 10/11/2010
au 12/12/2010

Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h.
La Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium
La Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre
75020 PARIS
Métro Château de Vincennes
Réservations :
01 43 74 99 61 du mardi au samedi de 14h à 19h
Site Internet
Difficile de rester indifférent devant le théâtre de Victor Hugo. Dans ses formules et ses situations qui font choc, on se sent malgré soi emporté dans les méandres du drame. Et c’est peut-être ce manque de recul que le dramaturge romantique nous impose qui pousse nos contemporains à la suspicion : notre époque célébrant plutôt la distanciation voire le deuxième degré permanent.

Pourtant, l’histoire du Roi s’amuse est célébrissime : un bouffon, maudit, cherche à venger son honneur paternel et ne se rend pas compte que le fruit de sa vengeance sera sa propre personne. Certes, célébrissime... Mais pas au théâtre : l’art lyrique, par le biais de l’opéra Rigoletto de Verdi, a volé la vedette à l’original ! Et difficile pour les amateurs d’opéra de ne pas avoir la musique du compositeur italien qui trotte dans la tête pendant certaines scènes clé du drame...

Denis Lavant, artiste fort, fidèle, féroce et fou, s’arme de toute sa désinvolture tragique pour camper un Triboulet à la fois abject et terrifiant, grotesque et altier. Les acteurs qui l’entourent semblent s’effacer dans une certaine forme de normalité. Mais cette normalité a une double efficacité dramatique. D’une part, elle permet de mettre en exergue le bouffon difforme. D’autre part, elle rend la méchanceté et la débauche qui semblent habiter tous les personnages d’autant plus cruelles.

La mise en scène de François Rancillac repose sur un ingénieux système de décors interchangeables qui nous mènent successivement dans les divers lieux où la vengeance se fomente et se réalise. Le tout est dominé par une tonalité gris-noir, couleurs de l’âme du roi François Ier et de celles des actes conçus, secrètement, par son bouffon. Dans cet univers ténébreux, on remarque alors d’autant plus le rouge écarlate du lieu final, qui est bien sûr celui d’un lieu de plaisir banal, mais certainement tout autant l’antre du diable.

François Rancillac prend la pièce de Victor Hugo au mot, et montre jusque dans le désespoir final que le prix à payer est très, très élevé pour que le roi s’amuse...
Mis à jour le 18/11/2010
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