|
 |
    
|
|
 |
 |
|
|
 |
 |
 Retrouver le temps des cerises...
INFOS PRATIQUES |
|
© X,dr |
Du 08/07/2010 au 31/07/2010 21h30. |
Collège de la Salle Place Pasteur 84000 AVIGNON |
| Tarif : 16€ / 11€ |
Réservations : 04 32 70 01 92 |
La Commune de Paris de 1871 est un épisode décisif de l’Histoire du Peuple français en lutte contre sa bourgeoisie. Certains tenants de la pensée unique avaient tendance à l’oublier. Ce spectacle riche de signification nous le rappelle fortement et nous dit aussi à quel point nous avons encore et plus que jamais besoin aujourd’hui de ces utopies là. C’est aussi une comédie musicale ou plutôt une tragédie mêlant histoire ou petite histoire et un conte métaphorique narrant les aventures d’une jeune fille d’origine noble, accueillie par des communardes, pourchassée par une sorte de marionnette de roitelet vicelard qui, à certains moments, retrouve une dimension humaine et intervient tel un fantasme maléfique dans le déroulement de l’action.
La traîtrise des gouvernants d’alors (Thiers notamment) est mise en évidence dans leurs relations avec Bismarck. Le gouvernement se replie sur Versailles comme plus tard celui de Pétain ira à Vichy. Plutôt l’armée allemande que le peuple français, dit-on, comme certains diront, quelques décennies plus tard : "Plutôt Hitler que le Front populaire !". En évoquant l’actualité d’aujourd’hui, l’immédiate, on en arrive très vite à de l’agit’prop... qui, en la circonstance, n’est pas du tout déplacée.
Des tableaux très forts, évocateurs, qui font penser aux dessins de Tardy (Le Cri du Peuple), des chants repris par un chur figurant les morts de la Commune revenus ainsi occuper notre mémoire collective. Certains tableaux ont de la vigueur et dégagent beaucoup d’émotion et l’enthousiasme des spectateurs.
Toutefois, l’ensemble du spectacle qui dure près de deux heures aurait gagné à être davantage resserré et élagué. Il y aurait certainement gagné en force d’expression d’autant que les principaux rôles sont particulièrement bien tenus.
Enfin, il faut signaler aux organisateurs du lieu (collège de la Salle) qu’on ne doit pas traiter les compagnies et le public avec ce mépris là : installer côte à côte deux spectacles musicaux bruyants et qui, en conséquence, se gênent mutuellement relève de pratiques ultra-commerciales contre lesquelles les compagnies et le public concernés doivent s’insurger sans complexe. |
 |
 |
|
Mis à jour le 27/07/2010
|
|
|
 |
|
|