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   Sganarelle ou le Cocu imaginaire
Théâtre de l'Epée de bois (PARIS)de Molière
Mise en scène de Milena Vlach
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 Un plaisir bien réel !
INFOS PRATIQUES |
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© X,dr |
Du 11/05/2010 au 23/05/2010 Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 21h, dimanche à 18h. |
Théâtre de l'Epée de bois Cartoucherie Route du Champ-de-manoeuvre 75012 PARIS Métro Château de Vincennes / Bus 112 |
Réservations : 01 48 08 39 74 |
Martine aime Sganarelle, et Célia aime Lélio. Inversement, Sganarelle aime aussi Martine, et Lélio aime Célia. Voilà ce qui est original pour une pièce de théâtre, mais à première vue peu réjouissant pour un spectateur avide d’émotions fortes et de quiproquos. Heureusement que l’imagination malfaisante ne va pas tarder à faire son uvre...
Le moteur de la comédie est une illusion d’optique dont vont être successivement victimes les quatre personnages. Une ou deux scènes préparatoires suffisent non pas pour faire évoluer les données initiales (qui restent inchangées) mais pour en bousculer la perception que les protagonistes en ont : il en ressort que Martine est jalouse de Célia, Célia de Martine, Sganarelle jaloux de Lélio et Lélio de Sganarelle.
La compagnie Aigle de sable, qui met en scène cette pléiade de cocus imaginaires, cherche à scruter en détail ces relations explosives. L’expressivité et le respect du texte sont les deux axes de leur travail. La représentation se déroule sur un mini tréteau de poche, et le soin pris dans les costumes, maquillages et l’étude des gestes donne un ensemble remarquablement cohérent.
Un musicien placé sur un plateau à côté observe musicalement les péripéties imaginées par Molière. Ses notes sonnent parfois comme un écho ironique des mésaventures qui se font jour sur la scène principale. D’autres fois, elles sont annonciatrices de ce qui suit... En tout cas, elles ont toujours l’art d’insuffler un rythme nouveau aux propos débités.
Quatre comédiens se relaient pour interpréter l’ensemble des personnages. Leur jeu cherche l’efficacité avant tout : le metteur en scène, Milena Vlach, n’a pas cherché à interroger sans cesse le texte afin d’en tirer à tout prix un sens nouveau quitte à en retirer des contre-sens... Non, le but est clairement le plaisir théâtral avant tout, et un plaisir amené à son maximum et qui peut être partagé par des publics les plus divers. |
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Mis à jour le 06/07/2010
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