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Les bas-fonds de l’âme humaine...

INFOS PRATIQUES
Du 10/05/2003
au 29/06/2003

Du 2 au 29 juin à 21 heure, dimanche à 17 heures,
Relâche lundi.
Théâtre de La Bastille
76, rue de la Roquette
75011 PARIS
Métro Bastille
Réservations :
01 43 57 42 14
La pièce de Fassbinder emmène le lecteur dans les bas-fonds de la ville côtoyer la misère humaine. Là où l’homme n’a aucun espoir, là où le vice, la peur, la fureur, la violence ne laissent pas de place à la rédemption ni à l’amour... Le Théâtre des Lucioles emmène à son tour le public dans cette virevoltante histoire nocturne, en musique, en chanson, en rire. Mais, c’est avec la nausée et le ventre tenaillé par l’angoisse que le public découvre cette nuit sans lune et sans étoiles. Les spectateurs prennent en pleine figure des mots qui sont comme des couteaux aiguisés sur les frustrations des aspirations au bonheur impossible. "Les gens croient qu’ils sont heureux, en fait, il ne le sont pas". Fassbinder ne fait pas de cadeaux aux humains, et avec une certaine cruauté, il les met face à leur propre laideur.

Le théâtre des Lucioles s’est largement inspiré du théâtre particulièrement novateur qui vient de l’est de l’Europe, d’Allemagne, de Pologne, de Russie. L’utilisation de la vidéo et du cinéma apporte à la scène de nouvelles perspectives, superposant les plans de lecture de la pièce et de la parole. Car c’est la parole qui tue. Les mots sont capables de tout, de tuer, comme de sauver.

Alors les mots deviennent des images, mais des images de théâtre détournant le théâtre. Le décor est dévoilé, comme tous les trucs et astuces que le théâtre voudrait escamoter à la vue des spectateurs. Les mots, toujours, prononcés comme des armes, les mots qui ne signifient plus rien que la laideur des hommes entre eux. Les mots qui sont sculptés par les comédiens, comme des pavés et des coups de matraque, chaque personnage étant le bourreau d’un autre. Les mots qui se battent avec les pulsions sexuelles les plus diverses, les mots qui deviennent des espèces menacées par les ordures, la ville et la mort, autrement dit, l’homme, l’homme et l’homme...

Mais quel plaisir ! Sadique ou masochiste, le spectateur jouit de ce déversement sur scène de sa propre horreur. Les comédiens jouent leurs rôles avec force et violence. Marcial di Fonzo Bo, que certains auront déjà apprécié en Richard III mis en scène par Mathias Langoff, avec son phrasé emprunt d’accent germanique, est particulièrement troublant.

Fassbinder parle, et cela fait mal, mais c’est tellement beau !
Mis à jour le 14/06/2003
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