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 "Un air de famille"
INFOS PRATIQUES |
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© Pidz |
Du 04/02/2010 au 13/02/2010 Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h. |
Les Célestins 4 rue Charles-Dullin 69002 LYON Métro Bellecour |
Réservations : 04 72 77 40 40 |
| Site Internet |
La Noce, qui a été renommée La Noce chez les petits bourgeois est l’une des premières pièces de Brecht : un couple de jeunes mariés donne son repas de noces dans sa nouvelle maison, dont les meubles ont été entièrement conçus et fabriqués par le marié. La famille et les amis proches sont présents ; le dîner, qui commence tranquillement, malgré les blagues et les anecdotes inintéressantes du père de la mariée, dérive tout doucement vers un règlement de comptes général. A l’image des meubles qui s’écroulent un par un, les convives "tombent" tour à tour, victimes du fiel des autres. Pas un n’en réchappe, pas même la mariée, qui serait déjà grosse, d’après une "amie".
Le thème de la pièce parle donc à tout le monde : qui n’a pas assisté à un repas qui tourne mal ? Qui ne connaît pas de problèmes familiaux, liés aux non-dits et aux vieilles rancurs ? Ou, du moins, qui n’a pas rêvé de déballer son sac en famille pour soulager sa conscience ? Brecht ne fait que mettre en scène, de manière certes exagérée, les conflits entre proches que tout un chacun a pu expérimenter. Le seul reproche que l’on puisse adresser à son texte est de démarrer un peu lentement. Le vrai règlement de comptes n’a lieu que dans le dernier tiers de la représentation ; c’est dommage car c’est le plus piquant et le plus savoureux de la pièce.
Patrick Pineau, pour dynamiser le début, nous livre une excellente entrée en matières : musique et stroboscopes qui donnent l’impression d’assister à une séance diapo. On est alors conquis. La baisse de rythme qui suit, liée au manque de sel du début du texte, nous déçoit quelque peu. Cependant, grâce à la montée en puissance des mots et de la mise en scène, qui suit l’évolution de la dispute, nous sommes de nouveau sous le charme du spectacle.
Le décor est bien pensé : un ensemble en carton blanc, qui se désagrège au fur et à mesure de la soirée, en même temps que les relations entre les gens. Tout se démonte : la table, les chaises, l’armoire... Sur ce fond blanc, les convives sont en noir... et blanc pour la mariée (tout de même !). Seules les lumières font varier l’atmosphère : rose, bleu... Le tout en musique et en chansons car deux des invités entonnent quelques couplets, s’accompagnant d’une guitare sèche. L’ambiance est bel et bien festive, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi sanglante. Et tout se termine sur un effet visuel bluffant. La mise en scène nous fait ainsi oublier la mollesse du début du dialogue. On repart de cette Noce ravis d’avoir assisté à un massacre en règle. |
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Mis à jour le 09/02/2010
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