• Quatre musiciens en folie se lancent dans une bataille musicale humoristique, mêlant différents répertoires du plus classique au plus déjanté !
  • Un moment de joie, d’émerveillement et de bonheur, qui ravira petits et grands.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.
  • 2147 : c'est la date à laquelle un rapport de l'ONU prévoit que la pauvreté de l'Afrique aura diminué de moitié.
  • Deux monstres sacrés portés par une troupe pleine de feu, entre violence et tendresse, un spectacle à la Mnouchkine…


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Le mythe de Renaud et Armide fait une fois de plus dire à son auteur : ''il était une fois...'' et nous apprend encore à rêver à travers ce ''Sésame ouvre-toi'' de l’enfance.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Jusqu'au 09/08/2009
Du lundi au dimanche à 19h.
Hôtel Gouthière
6 rue Pierre Bullet
75010 PARIS
Métro Château d'Eau
Réservations :
09 70 40 53 28
Le Tasse, dans La Jérusalem délivrée en 1851, raconte un récit épique et merveilleux de la première croisade. C’est l’histoire d’un amour impossible, celui de Renaud, un valeureux chevalier chrétien et Armide une jeune et séduisante magicienne, princesse de Damas. Ces deux jeunes gens, au récit de vie amoureuse complexe ont fait l’objet de nombreuses créations tant en musiques qu’en œuvres graphiques. Il n’est que de citer l’opéra de Jean-Baptiste Lully, le peintre Giovanni Battista Tiepolo peignant un Renaud ensorcelé par Armide en 1742, Nicolas Poussin vers 1625, l’opéra Rinaldo de Georg Friedrich Haendel où Armide se lamente de la perte de Renaud.

Jean Cocteau pour n’ajouter qu’un chef-d’œuvre de plus à sa poésie de théâtre, monte en 1943 la pièce Renaud et Armide jouée pour la première fois le 13 avril de cette même année à la comédie Française avec une distribution de comédiens aussi illustres que talentueux comme Marie Bell en Armide, Marie Marquet en Oriane, Maurice Escande jouant Renaud, Jacques Dacqmine : Olivier, avec des décors somptueux de Christian Bérard.

Avoir choisi l’été et un site de prestige comme l’est l’hôtel de Gouthière abritant le conservatoire du 10e arrondissement de Paris pour mettre en scène Renaud et Armide de Jean Cocteau, c’est poursuivre le chemin d’inspiration et de talent de tous ces grands maîtres en musique et en peinture que nous venons de citer. C’est aussi honorer la mémoire des comédiens qui pour la première fois sur scène le 13 avril 1943, interprétaient à la Comédie Française la seule pièce en vers de Jean Cocteau.

La mise en scène de Jean-Louis Bihoreau est incontestablement un très bel hommage à l’œuvre du poète avec un respect scrupuleux du texte malgré quelques insignifiantes coupures. Que dire du jeu des comédiens passionné et pétri d’émotion avec surtout un esthétisme qui eut plu au "prince des poètes".

En effet, Jean-Louis Bihoreau, en choisissant que le jeune Antoine Berry Roger au talent prometteur incarne dans cette pièce le beau Renaud, fait la part belle à l’esthétique "Coctalienne" où le comédien nous charme par sa blondeur séraphique et sa musculature de danseur que la quasi nudité ne rend pas vulgaire mais au contraire ajoute à ce triptyque une sensualité de rêve. Aurore Evain nous rappelle la grande Maria Casarès dans le charisme du rôle d’Oriane qu’elle incarne si naturellement, mue par une méchanceté contenue qui contrebalance l’émotivité et la sensibilité exacerbée très talentueusement livrée à nos yeux par Véronique Lechat dans le rôle d’Armide. Ivan Cori jouant Olivier nous surprend, fragile et emporté par l’émotion à déclamer avec justesse et force des vers qui semblent avoir été écrits pour lui.

Le point d’orgue de la pièce n’a rien de fatal ; il est bien plus une porte dérobée qui nous conduit vers l’invisible car comme le dit si bien Jean Cocteau par la bouche de l’ange Heurtebize : "les miroirs sont les portes par lesquelles la mort vient et va. Du reste, regarde-toi toute une vie dans un miroir, et tu verras la mort travailler comme des abeilles dans une ruche de verre". C’est par cette porte ultime que se ponctue une pièce trop rare au théâtre et qui mériterait assurément dans cette admirable mise en scène d’être jouée aux quatre coins de la France et au-delà de nos frontières.
Mis à jour le 27/07/2009
NOTEZ-LE
Cette pièce est recommandée par l’association des Amis de Jean Cocteau, 10, Avenue Georges V, 75008 Paris.
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