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 Histoires de femmes !
INFOS PRATIQUES |
Le 15/07/2009
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Centre culturel François Villon
CAMEROUN YAOUNDE |
La nouvelle création de la compagnie Bana Ba africa, Leçon de calcul, a été présentée mercredi dernier au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Ce n’était pas forcement le théâtre le plus attendu, encore moins le plus brillant. Dans une ambiance timorée du théâtre à Yaoundé, la compagnie Bana ba Africa en a profité pour présenter sa dernière création Leçon de calcul, mercredi soir au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Un théâtre de femmes, tiré d’un texte éponyme du dramaturge camerounais Wakeu Fogaing, intitulé Leçon de calcul, dans une mise en scène de Deneuve Djobong. Sur la scène, un fond d’arbre, des cailloux, des détritus. Une femme se lamente sur ses amours. Belle intelligente, elle ne trouve pas de raisons claires à sa découverte ; son cher époux Albert vient de la tromper. Quelle histoire ! Conséquence, le vent doit retenir son souffle afin que tâche reste dans l’histoire. Au fil de ses élucubrations, elle est frustrée par la réaction d’une femme dite moins émancipée qui s’en moque éperdument.
Voilà l’essence d’un spectacle qui aborde le thème de l’amour. L’histoire se construit dans l’univers d’un couple d’intellectuels, par conséquent rationnel. Sauf que dans cette ambiance, l’homme ne s’épanouit plus véritablement. Et tous les vendredis soir au sortir du boulot, il se réfugie dans les bras de belle de nuits. Ici, le metteur en scène croise le regard de la rationalité et l’absurdité des "preneurs de coups" entre les femmes sous scolarisées et celles formées dans la stricte conviction de la tradition africaine. Elles semblent toutes avoir les mêmes problèmes, alors même que les femmes traditionnelles ont trouvées la règle d’or à leur mal. Le stoïcisme ? Car avec les hommes, il faut s’attendre à tout.
Deneuve Djobong ne crée pas un univers particulièrement flamboyant. Le jeu des comédiennes stagnent et nous renvoie à une image des "petits choux à la maternelle". C’est un jeu mièvre. Dans l’envie de se détacher de son personnage de Marthe, interprétée par Hermine Yollo, se heurte aux mimes espiègles de la villageoise (ici jouée par Marlyse Bete l’administratrice de la compagnie dont le retour sur scène est un échec cuisant) qui a du mal à nous émouvoir.
En réalité, la Leçon de calcul est une histoire de femmes déçues dans leurs amours divers et elles-mêmes ont du mal à le dire et à l’exprimer vivement. Car, il faut beaucoup de calculs pour voir leurs personnages nous séduire à fond aux fins d’en susciter une véritable leçon. Cette fois sans calcul. |
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Mis à jour le 17/07/2009
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