•  Molière passe toutes les époques. Mais Caroline Rainette lui a donné une cure de jouvence.
  • Barbe bleue, le conte de Charles Perrault revisité dans une version comédie musicale fraîche et délicieusement cruelle.
  • L'affiche ne trompe pas, c'est bien là qu'on vient réveiller papilles et pupilles !Entrez ! Entrez ! Le spectacle va commencer !
  • Marie Stuart inspire un nouvel auteur : e Flo Quentin-Herfort,  qui mobilise plus de 10 personnages. Une performance dans un théâtre privé.
  • Une comédie grinçante qui ouvre les guillemets sur des silences existentiels.


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Quiproquo sur un divan

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Falour / Starface
Du 07/06/2008
au 20/06/2008

Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
Réservations :
04 72 77 40 00
Site Internet
Avis à tous ceux qui ont déjà vu Confidences trop intimes, le film de Patrice Leconte, et qui se demandent si la version théâtrale vaut le coup d’œil : la réponse est assurément oui ! Lorsque le cinéaste a décidé de porter l’intrigue de son film sur les planches, c’était avec un souci de se renouveler, de livrer un nouveau texte, adapté au théâtre, et une nouvelle mise en scène (changement d’art oblige). La pièce représentée aujourd’hui au théâtre des Célestins est donc très différente ; et c’est ce qui fait, en partie, qu’il faut la voir, même quand on connaît la version cinématographique. Sa mise en scène est très sobre et très efficace : les saynètes s’enchaînent sans autre transition que des fondus au noir, en fermeture comme en ouverture. Les ellipses temporelles sont nombreuses, entre celles-ci, permettant une bonne dynamique d’ensemble : l’action se déroule sur plusieurs semaines, mais on ne suit que les rencontres des quatre personnages principaux, qui ont lieu à quelques jours d’intervalle les unes des autres. Seuls les passages au noir et la musique de fond, belle et grave, viennent s’intercaler entre ces tête-à-tête à huis-clos. Au sein d’un décor unique, extrêmement soigné, jusque dans les détails, et révélateur de la vie du héros, seules les lumières varient, modulant les atmosphères d’une séquence à l’autre. Les conversations auxquelles nous assistons ne sont ainsi jamais lassantes, parce qu’elles sont courtes, rythmées par ces transitions simples et parce qu’elles relèvent de tonalités différentes.

Mais, outre la qualité de cette mise en scène et de sa scénographie, s’il faut se rendre aux Célestins, c’est également pour l’excellente interprétation des quatre comédiens, eux aussi différents de ceux du film. Christophe Malavoy, dans le rôle principal, est parfait de nonchalance, de courtoisie et de maladresse à la fois. Son personnage, conseiller fiscal englué dans le vieil appartement et les affaires de son père, toujours tiré à quatre épingles, maniaque et légèrement coincé sur les bords, fait rire et attendrit en même temps le spectateur. Ses face-à-face successifs avec son ex, son voisin, psychanalyste, et Anna, une jeune femme venue le consulter par erreur, pensant avoir sonné chez son voisin le psychanalyste oscillent entre deux tonalités : certaines scènes sont franchement drôles (celles avec le psy, notamment, où le héros se retrouve analysé malgré lui), d’autres sont plus mélancoliques, ou inquiétantes (on se demande qui est vraiment Anna et ce qu’elle veut à ce conseiller fiscal sans histoire, à qui elle continue de rendre visite, même lorsque le quiproquo est résolu). On passe ainsi un excellent moment, à savourer un texte très bien écrit, entre rire et tension, entre franche gaieté et suspense psychologique. La version théâtrale n’a rien à envier à son pendant cinématographique.
Mis à jour le 09/06/2008
NOTEZ-LE
L'interview de Patrice Leconte, metteur en scène, sur le site du théâtre des Célestins [site]
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