• Un conte Ă©cofĂ©ministe pour enfants ! Original, inventif, dynamique et questionnant ! Une vĂ©ritable pĂ©pite Ă  aller dĂ©couvrir au ThĂ©o Théâtre.
  • Une vraie prouesse. L'un des meilleurs spectacles pour enfants depuis longtemps.
  • Courez vraiment voir son show, vous n’allez pas ĂŞtre déçu !
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.


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Paroles de femmes

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 11/12/2007
au 22/12/2007

La Croix-Rousse
Place Joannès-Ambre
69004 LYON
Réservations :
04 72 07 49 49
Site Internet
Le rideau est fermé, c’est la voix (off) chaleureuse de Didier Bezace qui nous accueille ; son spectacle va nous montrer des femmes : des mères, des épouses, des femmes fortes, engagées, des femmes trahies, seules, vindicatives... Après son préambule, la parole sera entièrement féminine et féministe. Elle surgit d’ailleurs sans tarder et in medias res ; à peine Bezace a-t-il fini de nous exposer le sujet des deux monologues, qu’il met en scène, que la première héroïne fait une entrée remarquable par le haut de la salle. En plein affolement, poursuivie par des "carabiniers" (les auteurs des monologues sont italiens) à la suite d’une manifestation, La maman bohême / Ariane Ascaride dévale les marches du théâtre en hurlant ses idéaux communistes. La comédienne, seule incarnation sur scène de La Maman bohême et Médée, deux des femmes imaginées par Dario Fo et Franca Rame, insuffle une énergie incroyable à ses personnages. Elle est complètement immergée dans son rôle du début à la fin. Avec un naturel, une apparente spontanéité et une aisance extraordinaire, elle se glisse à la perfection dans la peau de ces femmes. Elle est tout aussi crédible en mère hippie, communiste, adolescente attardée, qu’en femme abandonnée, trompée par son mari et avide de vengeance. Les deux rôles bénéficient de sa gouaille habituelle, ce qui leur confère un caractère tout à fait vraisemblable. On croit à ces deux histoires féminines et on s’identifie même un peu, bien que le texte réfère plus à l’Italie des années soixante-dix qu’à la France actuelle. Certains sentiments sont, en effet, atemporels et ces introspections ont donc toujours une résonance dans nos esprits contemporains ; d’ailleurs, Dario Fo ne tissait-il pas déjà un lien entre la Médée antique et la ménagère des années soixante-dix ?

Son texte, plein de références littéraires, mais aussi parsemé de pointes d’humour, est écrit d’une manière très orale, qui s’adapte parfaitement à la forme du monologue théâtral. Jamais le flux de paroles n’est pesant parce que tout est dit avec légèreté et justesse. Ariane Ascaride "causant" avec dynamisme, fluidité et naturel, les mots s’écoutent avec jubilation tout au long de la représentation. En outre, la mise en scène rythme ces deux morceaux à une voix. Chacun bénéficie d’une mise en espace qui le dynamise à la manière d’un dialogue. La "maman bohême" se confie à un prêtre imaginaire (quoique...), postée devant le confessionnal ; quant à Médée, elle s’adresse à nous directement, tout en s’affairant dans sa cuisine (!). De cette manière, le monologue ne mollit jamais et jamais il ne lasse. Les interpellations, les invectives sans cesse lancées par les deux héroïnes le rendent incontestablement énergique. L’enchaînement des deux histoires, judicieux et rapide, contribue également à cette vivacité de la mise en scène. Loin des tirades classiques des héroïnes tragiques, souvent belles mais figées, ces deux monologues de Dario Fo et Franca Rame acquièrent une saveur toute nouvelle grâce aux choix scéniques de Didier Bezace et à la voix d’Ariane Ascaride. A voir et à entendre absolument !
Mis à jour le 24/12/2007
NOTEZ-LE
Mari et femme depuis 1954, Dario Fo et Franca Rame ont définitivement marqué de leur humour, de leur engagement sociopolitique et de leur anticonformisme l’histoire culturelle italienne. Ni la censure, ni leurs divers procès avec l’Etat ou leurs différends avec le Vatican n’auront eu raison de leur comique ravageur, de leur insolence civique. En 1986, ils écrivent ensemble les Récits de femmes et autres histoires dont sont extraits les deux extraordinaires monologues choisis par Didier Bezace.
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