• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Attention : auteur à redécouvrir !

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© David Anemian
Du 02/10/2007
au 06/10/2007

A 20h.
Théâtre National Populaire
8 place Lazare-Goujon
69100 VILLEURBANNE
Métro A, direction Laurent-Bonnevay, arrêt Gratte-Ciel
Réservations :
04 78 03 30 00
Site Internet
Les Visionnaires, comédie baroque, a été créée en 1637 par Jean Desmarets de Saint-Sorlin, confrère de Molière, resté longtemps méconnu. Pourtant, les deux hommes ont traité les mêmes thèmes : le mariage, ici, par exemple ; ils ont dénoncé les mêmes vices humains : l’avarice, la pédanterie, l’intérêt, l’hypocrisie ; ils ont, en outre, repris les mêmes types de personnages : le soldat fanfaron, hérité de la comédie latine, le bel esprit, la coquette, déjà objets de satire des moralistes, ou encore la "femme savante". Le désintérêt pour Jean Desmarets de Saint-Sorlin reste donc incompréhensible ; d’autant qu’il sait parfaitement manier l’alexandrin. Le texte des Visionnaires est une succession de bons mots qui ridiculisent, tour à tour, les trois filles d’un bourgeois, ainsi que leurs quatre prétendants. Car si le père souhaite réellement marier ses trois coquettes de filles, elles ne songent qu’à être admirées, rêvent du prince charmant ou n’ont d’intérêt que pour la comédie (Saint-Sorlin livre ainsi une petite mise en abyme théâtrale au passage). Quant aux prétendants, ce sont quatre imposteurs : un matamore poltron, un écrivain narcissique, une âme sensible qui s’évanouit à la simple vue d’une belle femme et un parasite qui vit dans l’espoir d’un héritage... ou d’un bon parti.

Intrigue très classique, certes ! Cependant, elle s’avère drôle et énergique grâce à la démultiplication des personnages. Au lieu d’un mariage, c’est de trois dont il est question ; au lieu de deux rivaux se disputant une belle, nous en avons quatre, qui ne savent pas bien laquelle des demoiselles ils veulent séduire d’ailleurs ! Alors, quand les comédiens échangent leurs rôles à chaque scène, tandis que les comédiennes se dédoublent, c’est jubilatoire. Ces changements de rôles dynamisent la représentation et montrent, en même temps, combien ces personnages sont interchangeables. Dans cet univers de faux-semblants, que décrit Saint-Sorlin et que met en scène Schiaretti, personne n’a d’identité propre parce que tout le monde joue le rôle qui lui est imparti dans la société. L’être n’a que peu d’importance face au jeu social. C’est ce que semble suggérer habilement la mise en scène, dont on apprécie, par ailleurs, la sobriété : quelques tréteaux, des costumes aux tons semblables et un bruiteur sur le côté de la scène. Schiaretti reprend quasiment à l’identique la scénographie de ses trois Molière (qui seront rejoués au TNP, agrémentés de deux autres pièces, du 6 au 17 novembre) et c’est tant mieux : la simplicité du décor vient contrebalancer le foisonnement des comédiens et de leurs incessants changements de personnages. Ainsi, lorsque l’on a repéré qui est qui, grâce aux objets associés à chaque personnage, on peut se concentrer sur la langue de Saint-Sorlin, dont la richesse est réjouissante.
Mis à jour le 07/10/2007
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