• Trente-neuf ans de règne : plus que la prĂ©sence au pouvoir de tous les prĂ©sidents de la Ve RĂ©publique ...
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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Une tonalité toute marseillaise pour l'ouverture de cette saison 2007/2008 avec cet opéra inspiré des oeuvres de Marcel Pagnol.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Christian Dresse
Du 04/09/2007
au 16/09/2007

Opéra de Marseille
2 rue Molière
13001 MARSEILLE
Réservations :
04 91 55 11 10
Site Internet
Affluence des grands soirs en ce dĂ©but septembre Ă  l'OpĂ©ra de Marseille. Et pour cause, crĂ©ation mondiale sur les mĂŞmes de l'action du premier opĂ©ra du cĂ©lèbre compositeur de musique de films (Diva, Le Grand Blond, La Boum..., on en passe et des meilleures) sur un sujet cĂ©lèbre, presque sacrĂ© sur la Canebière et ses alentours : Marcel Pagnol. En fait ici, on l'aura compris, les deux premiers volets de sa Trilogie phocĂ©enne. En guest star, mais Ă  l'origine d'un projet qui lui tenait Ă  cœur, excusez du peu Roberto Alagna. Dans un rĂ´le, on l'imagine, taillĂ© sur mesure. En prime, son Ă©pouse Angela Gheorghiu pour une distribution très "people" dans une œuvre et un sujet qui ne le sont pas moins. On entoure les malheureux amants du Vieux Port de partenaires aguerris, au mĂ©tier irrĂ©prochable, et le tour est jouĂ©. Un coup de force, une commande, un triomphe presque programmĂ©. La directrice RenĂ©e Auphan, encore une fois, peut ĂŞtre fière de son travail.

Et Cosma dans tout cela ? On venait quand mĂŞme pour dĂ©couvrir cette nouvelle corde Ă  son arc ! Ses concertos pour trompette et violon sont empreints d'une vraie hardiesse. Sous la baguette enflammĂ©e de Jacques Lacombe, sa musique infĂ©odĂ©e au texte travaillĂ©e aux embruns de la MĂ©diterranĂ©e par six librettistes, s'Ă©coule, limpide, Ă©mouvante, parfois emphatique voire grandiloquente mais sans vraie grande innovation. Bien sĂ»r on pense souvent Ă  Puccini ou Bernstein dans la volontĂ© de plaire Ă  tout le monde et ces mĂ©lodies vont certainement vite devenir populaires. Si ça et lĂ  passent les ombres de Poulenc ou Auric, comme un clin d'œil ou un hommage, hĂ©las aussi bien peu de hardiesse instrumentale, et osons le mot, de vraie originalitĂ©. La fameuse partie de cartes, très attendue reste très sage, bien peu drĂ´le. Bref, une agrĂ©able bande son très kitsch, aux leitmotive faciles, toujours bien orchestrĂ©e, mĂ©lodique Ă  souhait, touchant finalement le cœur dans son apparente facilitĂ©. LĂ  est peut-ĂŞtre le principal.

DĂ©fendue comme pas deux par le couple vedette survoltĂ©, engagĂ©, sincère (lui hyperlyrique, irrĂ©sistible, gĂ©nĂ©reux, communicatif, très en voix, sortant de ses gonds avec un Ă©tonnant et sympathique enthousiasme ; elle, lĂ©gèrement en retrait, au français parfois approximatif, toujours très musicale dans un rĂ´le un rien trop grave), l'œuvre voit Ă©galement le couronnement d'une troupe soudĂ©e, en bĂ©ton armĂ©. Dans la mise en scène très cinĂ©matographique de Jean-Louis Grinda, Jean-Philippe Lafont fait une belle composition alla Raimu avec un CĂ©sar grandiose plus vrai que nature. Très finement croquĂ©e aussi l'Honorine d'Isabelle Vernet. Tout comme leurs comparses Huchet, Comparetti ou Garcin, silhouettes bien en place. MĂŞme les chœurs croient au projet. C'est tout dire. Nous avons gardĂ© le meilleur pour la fin. Le Panisse bouleversant d'humanitĂ©, grave comme un jour sans pain, plein de bonhomie de Marc Barrard. La voix du baryton est Ă  son summum d'expressivitĂ©, le comĂ©dien sidĂ©rant de vĂ©ritĂ© tant dans la comĂ©die que dans les scènes ultimes au pathos insoutenable. Avec en prime une ovation Ă  l'aune de son talent : immense.
Mis à jour le 09/09/2007
NOTEZ-LE
Avec l'amaible autorisation de Anaclase.com. Photo Christian Dresse.
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