• Trente-neuf ans de règne : plus que la prĂ©sence au pouvoir de tous les prĂ©sidents de la Ve RĂ©publique ...
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.


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Vox populi Vox dei...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Cyril Reveret
Le 28/07/2007
A 21h30.
Chorégies d'Orange
Théâtre antique
84100 ORANGE
Réservations :
04 90 34 24 24
Site Internet
Avouons le bien bas, on est sorti un peu perplexe du Théâtre Antique Ă  l'issue de la triomphale première de ce Trovatore, prĂ©cĂ©dĂ©e d'un battage publicitaire sans prĂ©cĂ©dent dans l'histoire de l'opĂ©ra puisque le spectacle devait ĂŞtre retransmis en soi disant "direct" le mardi suivant sur France 2 avec reportages sur notre tĂ©nor national et hommage appuyĂ© du Chef de l'Etat Ă  ce dernier. On sait que le Trouvère, dans l'œuvre de Verdi, marque un dernier hommage Ă  la mĂ©lodie lunaire de Bellini, Ă  l'Ă©mission extatique et angĂ©lique de Donizetti voire mĂŞme aux cĂ©lèbres staccati rossiniens. A aucun moment Verdi ne privilĂ©gie l'accent dramatique mais accorde plutĂ´t la prĂ©Ă©minence au chant le plus pur. C'est pour cela qu'il nous faut rendre en premier hommage au travail du chef Giandrea Noseda qui, Ă  la tĂŞte de l'Orchestre National de France, et en tenant compte des alĂ©as du plein air, avec quelques dĂ©calages fosse/plateau inĂ©vitables, a donnĂ© une densitĂ© mystĂ©rieuse Ă  la cĂ©lèbre partition. Les phrasĂ©s sont très soignĂ©s, le continuum dramatique bien en place, le climat irrĂ©sistible. D'autant que la masse chorale (Nancy, Nice, Avignon, Toulon) boit de l'œil et de l'oreille un chef Ă  la prĂ©cision rythmique implacable.

La mise en scène de Charles Roubaud pour le livret décousu et flou de Cammarano ? Comme chaque année, des projections en veux-tu en voilà : oriflammes de rigueur, bougies, voire sosie du Palais des Papes ou embrasement final (Azucena ressemble alors à Norma ou Jeanne au bûcher) ornent agréablement le Mur, l'habillent même pourrait-on dire, et apportent une indéniable touche de poésie. Pour le reste, du traditionnel, on rentre à gauche, on sort à droite, on multiplie les braseros, les poses et attitudes convenues... Les déplacements de foule sont certes efficacement réglés mais semblent plus utilisés pour concentrer l'attention sur les solistes.

Côté protagonistes, Susan Neves aborde Léonora avec un filet de voix aigre-doux qui n'est à aucun moment (ou plus à ce jour ?) celui du rôle. Trop de Norma, Turandot, Abigail sont passées par là... L'imposante soprano américaine (par ailleurs fort bien habillée par Katia Duflot), consciente de ses possibilités, plus tendre que vraiment tourmentée tout au long de la soirée, a carrément sucré sa cabalette au dernier acte ! Ne faisons pas encore une fois chanter nos cercueils... Seng-Hyoun Ko qui avait fait grande impression l'an passé dans Amonasro, est un peu dans la même situation mais inverse. La voix est franche, sonore, mais le baryton campe un Luna vériste à la voix de basse pas toujours très belle. Rien à jeter avec l'Azucena de Mzia Nioradze. Remplaçant au pied levé Larissa Diadkova, la Georgienne était certainement la seule à chanter aux mieux dans son arbre généalogique. Tout comme d'ailleurs les rôles secondaires. Fort pertinents Ferrando de Arutjun Kotchinian ou Ruiz de Sebastien Guèze, qui sera en septembre prochain à Marseille le Marius de Kosma en double distribution avec Roberto Alagna !

Ce qui nous permet d'aborder la prestation du tĂ©nor vedette et de reconnaĂ®tre que si l'an passĂ© il nous avait offert un inĂ©narrable Nemorino in Egitto, cette annĂ©e son Nemorino in Biscaye ne nage pas dans des eaux aussi troubles. Roberto Alagna n'a jamais eu dans ses atouts ce que les italiens appellent "l'acuto bravade". A son actif toutefois, un Ă©lan spontanĂ©, une projection rĂ©jouissante, une ligne sĂ©duisante... Il double courageusement di quella pira certes, mais, toute sa partie Ă©tant transposĂ© d'un bon demi ton – cosi fan tutti i tenori oggi –, il finit son air de bravoure sur un ut mâtinĂ© cochon-dinde, qui n'en n'est pas un, plutĂ´t un si inachevĂ© sur all'ar... Le public (son fan club ?) n'y voit que feu et hurle Ă  tout rompre. Vox populi Vox dei...
Mis à jour le 19/08/2007
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Article publié avec l'aimable autorisation de Anaclase.com.
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MARESE. Cela fait maintenant 7 mois que j'ai vu EL TROVATORE à Orange et je suis toujours sous le charme comme Monica, Roberto je l'adore et j'attends avec impatience le 2 août 2008 pour aller à nouver le voir dans Faust et là je vais le suivre pendant une semaine pendant les répétitions, le rêve quoi!!!!!!!! marèse le 27/02/2008
MONICA. ces 2 soirees m'ont procure un tel bonheur que mi'mporte peu le bravado de roberto alagna dont vous parlez! simplement une voix sublime qui vous donne des frissons de bonheur.. je suis encore sous le charme et la poesie de la mise en scene et des decors!
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