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Costume noir, chemise blanche, il nous accueille tout sourire, avec un "Ah" de satisfaction. A moins que ce ne soit de surprise... ou d’étonnement ? Dans la salle, en revanche, le doute n’est pas de mise : c’est un grand "Ah" d’enthousiasme qui gagne le public. Depuis son entrée sur fond de musique jazzy, jusqu’à la fin du spectacle... et même au-delà. Bernard Azimuth arrive, sur scène, comme un rayon de soleil (c’est justement la couleur de sa cravate, jaune vif) qui va illuminer, comme par enchantement, notre journée. Car derrière son apparence de monsieur tout le monde à l’allure on ne peut plus classique, Bernard Azimuth est un magicien des mots, qui prend un malin plaisir à les triturer, à les transformer, d’un coup de baguette magique.
A l’image, parfois, d’un Raymond Devos, il joue, tous azimuts, avec les lettres et les sons, et on le suit avec délectation dans le grand labyrinthe de la langue. On est emporté, sans trop savoir où l’on va, par le flot de ses pensées et on se laisse surprendre par ses bons mots et autres jeux de mots bien pensés. Et comble du bonheur, il parvient à nous faire rire lorsque, par exemple, pris d’une envie subite et pour le moins absurde de supprimer certaines consonnes qu’il juge tout bonnement "inutiles", il nous raconte son histoire comme si de rien n’était. Ou lorsque, dans un moment de pur délire sémantique, il se prend à inventer ses propres mots, en réussissant l’exploit suprême de nous en faire comprendre tout le sens. Magicien, on vous dit ! Ah voir et Ah écouter… Ah-bsolument ! |